Hope's Requiem


 
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 [Historique de Personnage] Michael Corvin

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Mephysto
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MessageSujet: [Historique de Personnage] Michael Corvin   Mer 14 Nov 2007 - 0:29

Vous expliquer qui je suis? Ce ne résoudra pas ce QUE je suis. Je fais donc commencer par expliquer qui je fus.

Loin de toutes civilisations, dans une forêt luxuriante de Colombie, je dirigeais mon escouade. Pour les soldats de mon unité. J'avais une rigueur extrême tant sur ma manière de me comporter que sur mon hygiène de vie. Il m'arrivait de temps à autre de boire dans un de ces bars minables. Ces journées pourries où des pluies diluviennes nous tombaient sur la gueule ne faisaient pas de nous des enfants de chœur. Il m'arrivait aussi de fumer un de ces vieux cigares cubains. Plus que l'odeur, ça me faisait de la matière à mâcher, une sorte de façon pour me relaxer. Pas de famille, j'étais un soldat éduqué par l'esprit du devoir. N'abandonnant jamais un des miens, je propageais cette même rigueur à mes hommes : "Tu tombes, on tombe!".
Je n'étais nullement un politicien et encore moins un stratège mais c'est l'organisation et l'obéissance sur le terrain qui nous sauvait à chaque fois.
Mais seul je n'étais rien. Certes, j'avais bien une constitution robuste formée par l'esprit du temps et de l'expérience, et peu de subalternes avaient le désir de me défier , mais c'était bien la cohésion du groupe que je coordonnais qui formait la vraie force des Marines. Mais c'est aussi cette cohésion qui le mena à passer du monde des vivants au monde du "dessous". 5 hommes ou plutôt 4 hommes et une femme composaient son escouade. Pas plus, ni moins. Chacun était rompu au combat et chacun disposait de sa propre compétence.
Ley, un asiatique, il ne parlait pas beaucoup n'avait pas son pareil pour débusquer les ennemis et les pièges. C'était notre sniper.
Revelez, le seconde de l'escouade au grade de caporal, était un mexicain que tous les autres appréciaient pour son franc-parler. Il disposait d'un talent naturel pour se sortir des situations les plus désespérées. Sa spécialité, les explosifs.
Revêsa, l'unique femme de l'escouade, de sa grâce féline pouvait se faufiler n'importe où. Elle disposait aussi de nombreux talents dans l'espionnage.
Reinhart, crâne rasé, toujours une casquette de l'armée sur la tronche, dont il ne se séparait pas. Il voyait les petites étoiles dessus comme un symbole du tout puissant. Lui était notre soigneur et un expert en arme lourde. Ce côté là semblait s'expliquer facilement mais ses aptitudes en médecine, je ne les expliquais toujours pas même à l'heure actuelle. C'était un bon gaillard qui avait la réponse facile...

On nous avait envoyé pour démanteler une guérilla sévissant en Colombie. Après avoir essuyé les merdes de Corée du Nord et les sauvetages désespérés des déserts de Sibérie, on nous envoyait là dedans. Chacun de nous avait plus de dix années chez les Marines et nous représentions un commando d'élite pour les missions désespérées.
Mais celle-là devait être une mission comme une autre. Normalement.
MMM... Les joies de la descente en rappel, ça nous rajeunit pas tout ça. Et puis, le cul de Revêsa valait bien la descente. D'un signe circulaire du poing, les autres étaient aussi prêt à descendre.

Ley, précedent le groupe de seulement quelques mètres, était notre pisteur. Il s'arrêta un moment, observant quelque chose au sol puis tournoyant la tête autours de lui. M'approchant de lui à pas de loup, je m'inquiétais du problème.
"Sergent, nous ne sommes pas seul, murmura-t-il. On nous attendait. Une trentaine d'hommes, je dirais, et à une distance entre 50 et 100m." Le caporal grommela :"C'est pas tout chef. Nous naviguons sur un bon champs de mine relié par câbles et détection de personnel. Si un de ces écureuils passe dans le coin, on va péter avec le reste des sangliers et faire des grillades..."
Reinhart haussa les épaules "Qui pourrait vouloir de ta gueule Revelez même grillée?"
Le Caporal voulu rétorquer quelque chose mais je levais la main avant que les choses commencent à dégénérer.
"Ca colle pas. Cet arsenal et cette organisation, ce n'est pas les hommes que nous recherchons. Quelqu'un nous a vendu...Et j'ai mon idée sur la question. Mais faut qu'on se sorte de cette merde.
Ley, trouve nous un coin pour passer. Je te donne dix minutes.
Revelez et Revêsa, vous êtes les meilleurs. Je veux que vous m'enleviez ces bombes.
Vous avez dix minutes. je veux que tout soit prêt pour que nous poursuivions notre mission."
Le caporal fut largement surpris : "On ne demande pas notre évacuation? Avec toute cette merde, les gradés peuvent se la foutre au cul. Bande de...
- Tu vas la fermer Revelez, on finira le boulot même si on doit y rester. C'est pas la première fois qu'on est dans la merde. Alors ressaisis-toi, c'est un ordre.
- Oui Sergent. Je vais le faire.
- Bon ça c'est réglé." Je me tournais vers Reinhart qui lui attendait patiemment de recevoir ses ordres. "Reinhart, tu me suis, j'aimerais voir à qui on a affaire." Jetant un dernier coup d'oeil à mes hommes, je pris la direction indiqué par Leï pour explorer les environs.

Effectivement, au bout de quelques minutes, on tombait sur des escouades de soldats guérilleros. Pas très attentifs à ce qu'ils faisaient, ils se bornaient à discuter entre eux et à recevoir des appels radios toutes les 10 minutes. Et pas plus d'une dizaine d'hommes. Consultant la cartes des environs, je notais leur position et celle de la base ennemie. 3 kilomètres les séparaient donc il était véritablement impossible pour nous de nous emparer du village des rebelles. Il faudrait donc utiliser la frappe lourde et nous n'étions pas spécialisés dans ce genre d'actions.
Revelez observait et remarqua:
"On peut les avoir... Il faudra les attaquer ici et ici. Ca devrait suffir à les diviser mais il faudra se grouiller. Ils sont organisés et d'autres devraient se pointer. Sergent, la situation risque d'être tendue et on pourrait y laisser des plumes cette fois. »
Fixant le vide, je me disais que Revelez avait raison.
Les autres nous rejoignaient au terme des 10 minutes.

* * *

J'entrouvrais par moment les yeux. Une lumière éblouissante et tous ces gens s'agitant autour de moi.
Mes yeux se refermèrent.
Une douleur me réveilla. Ma jambe me faisait atrocement mal. Elle se balançait en l'air retenue par des bandages. J'avais pris une balle mais surtout, j'avais perdu l'ensemble de mes coéquipiers. J'avais juste ramené Revelez sur mon dos comme j'avais pu et je ne savais rien sur son état.
Les lettres s'encombraient à côté de mon lit d'hopital. La douleur était telle qu'elle me replongea dans la torpeur. Une torpeur qui me faisait oublier mon échec.

Une semaine plus tard, je faisais ma rééducation à l'hôpital militaire de Miami à proximité de la base d'entraînement. Et c'était ma prochaine affectation en tant que Sergent Instructeur. Voilà ma sanction, condamné à un salaire de misère et un boulot de merde après avoir échoué sur une seule mission après les 182 missions faîtes pendant ma carrière. Je devais passer Lieutenant. Mais non, l'armée ne récompense pas l'échec et encore moins le fait de perdre les hommes que l'on avait sous son commandement.
Debout, je me tenais sur deux rampes avançant par l'effort de ma volonté et surtout de mes bras.
« Bravo Sergent, vous progressez vite. »
Je grommelais. L'infirmière avec son opulente poitrine me narguait depuis le premier jour. Mais l'exercice était nécessaire depuis la balle prise dans le genou et l'autre dans la cuisse. Je passais à l'exercice des poids. 90 kg à la poulie pour les bras. Jusque là, aucun soucis mais mes jambes peinait à soulever 50kg, même pas mon poids.
Ce n'est qu'un mois après avoir été admis à l'hôpital que je pus marcher correctement. Il fallut un autre bon mois pour me remettre dans ma forme physique d'antan avec une seule idée à l'esprit : en finir avec cet échec.

* * *

Un an, plus tard.
Dans les dortoirs, les jeunes recrues dormaient dans leurs couchettes. 3H30 du matin, un bon jet d'eau froide vint asperger les couchettes. Des cris de surprises émergèrent de la nuit.
« Allez debout bande de raclures et au pas de courses. Bougez-vous les fesses. Vous êtes des Marines. Chaque corvée de chiottes est un plaisir. Chaque fin de mois, on est millionnaire. Chaque petit déjeuner est un festin. » Criai-je.
Toutes les recrues s'élancèrent sur le parvis et se mirent au garde à vous. Vous avez été sélectionné pour former l'élite de l'armée.
« Ce matin à 5h, une escouade du SAS va vous faire une démonstration. Vous devrez faire mieux qu'eux. Vous m'avez compris?
- Oui, Sergent.
- Foutaises, j'entends rien. Vous êtes des Marines, pas des employés de bureau »
Je m'approchais d'un gars qui semblait particulièrement mécontent de me voir. Dietrich, je crois. « Et toi, tu penses que tu pourrais me mettre une raclée, petite merde? »
Une hésitation...
« Sergent, je pense être capable de tout. »
« Alors en selle cow boy. »

Le jeune soldat faisait bien 1m95 et semblait gonflé aux anabolisants. Assez lourdement, il s'approcha de moi. Je profitai de son élan et de sa force pour accompagner son mouvement. Dans un geste de poignet, je tordis son bras. Ses os craquèrent mais je le tint fermement à ma merci.
« Nouvelle erreur, ne jamais être sûr de soi. L'assurance peut mener à croire en des illusions. Connaître ses capacités. »
J'achevais la recrue d'un coup de coude au plexus. Elle s'écroula au sol.
« Médecin!!!! Seconde règle, les Marines passent avant tout quoiqu'il arrive. Ne laissez jamais un collègue. »

Une recrue dans le bataillon se racla la gorge. Elle semblait vouloir dire quelque chose.
« Oui? Quelque chose à dire?
- Euh, Sergent, oui Sergent.
- Eh bien, vas y, exprime-toi.
- Je croyais que c'était la mission avant tout. » Je relevais la tête pour que tout le monde m'entende.
« Règle numéro trois, mes mots valent mieux que l'Evangile. Est-ce que c'est clair?
- Oui Sergent. »


5h du matin.
Cinq membres du SAS étaient venus nous faire une démonstration. Vêtus d'habits et protections, il nous était impossible de savoir qui ils étaient. Normal pour des unités d'intervention. Le chef de l'escouade vint me voir et finit par se présenter après une poignée vigoureuse.
"Major Winterfield du SAS. Nous allons vous faire une démonstration.
- Je vous en prie."
Je montrais alors l'installation désaffectée.
"Nous avons préparé le bâtiment pour simuler une prise d'otage avec 10 terroristes. C'est à vous de jouer."Le Major acquiesça et partit rejoindre ses hommes.
Les premières minutes de l'intervention montrèrent un timing parfait. Tous les hommes étaient coordonnés. Premiers fumigènes partis, Le Major et ses hommes avaient mis 8 minutes et 36 secondes pour éliminer l'ensemble des terroristes.

8h.
Au messe, tous les soldats prenaient leur petit déjeuner, stimulé par leur expérience matinale.

10h.
C'était au tour du peloton de faire la même chose. Mais comme tout sergent instructeur, c'était à moi de leur montrer comment agir.
Un quart d'heure plus tard, j'étais en tenu d'intervention. Descendant en rappel le long de la façade du bâtiment, je m'arcboutai à une fenêtre silencieusement pour finalement la perforer et passer ma main pour ouvrir la fenêtre. Passant mon corps de la fenêtre, j'arrivais à l'intérieur du bâtiment. Il faisait très sombre et seul mes lunettes de vision de nuit me permettaient d'avancer. J'étais alors sur une rambardes métallique dans une pleine obscurité. Surplombant la scène, je pouvais voir la position de chacune des personnes à éliminer. Je ne pouvais m'empêcher de sourire. Parmi eux, le colonel qui m'avait muté en tant que Sergent Instructeur. Ils étaient 6. Trois sur les otages, trois faisant le tour.
Seul, je ne pouvais pas faire grand chose dans une situation réelle et les mecs du SAS l'avaient démontré. C'est leur timing qui leur a donné le succès de l'opération entre les deux équipes de terroristes.
Je commencerai par délivrer les otages, puis, élimination des gardes.
Vérifiant mes grenades flashs puis les armant, je les lançais vers les trois terroristes. J'avais 20 secondes . Effectuant une seconde descente en rappel le long des conteneurs, j'arrivais enfin au niveau du sol.
10 secondes.
J'atteignais le premier terroriste.
5 Secondes.
Le premier était hors d'état de nuire. Il m'en restait quatre. Le deuxième prit un coup de crosse - simulé - dans la tête. Le troisième et quatrième suivirent. Le dernier venait de reprendre ses esprits et allait me pointer. D'un fauchage au niveau des jambes, il s'étala et rejoignit ses camarades.
clic.

"Sergent, vous êtes mort"
Une sonnerie retentit. L'exercice était terminé.
"Sergent, vous n'avez pas vérifié le coin sombre dans l'angle mort de votre arrivée.
- Oui, je m'en suis rendu compte." Je relevais la tête vers la caméra, pensant aux recrues. En fait, je vieillissais beaucoup trop vite et j'étais à quelques mois de la retraite.


Dernière édition par Mephysto le Ven 4 Avr 2008 - 12:46, édité 6 fois
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Mephysto
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MessageSujet: Re: [Historique de Personnage] Michael Corvin   Ven 4 Avr 2008 - 12:38

* * *

12 mars 1997

C'était la permission. Et globalement, je n'étais jamais tranquille depuis mon échec. J'avais trouvé des documents indiquant qu'un Agent de la CIA nous avait vendu et faisait du recel d'informations et de permissions pour passer de la drogue.
Deux exemplaires existaient de ces témoins. La première copie était confiné dans une valise et donnée ensuite à un notaire qui ne devait révéler les informations qu'à ma mort ou sur mon instruction.
La seconde version, je la portais dans mon sac à dos glissé dans un double fond. Ce genre de choses ne devait vraiment pas être laissées au hasard.
Ce type avait déjà essayé de me faire la peau. Il recommencerait. J'en étais certain; mais il attendait simplement que je revienne à la vie civile. En attendant, bien docile, il me fournissait ce dont j'avais besoin.

"Et merde... Premier jour de permission et il flotte". Quittant à peine la caserne, ce crétin de Dieu me faisait un remake de l'Arche de Noé. Mes premiers habits de permission étaient trempés et je ne voyais pas à plus de cinq mètres.
Prenant mon paquetage sur le dos, je m'enfonçais dans les profondeurs d'une nuit, animée d'une pluie battante, de Miami. Je m'évertuais chaque soir à rentrer à pied à mon studio. Avec cette pluie, j'estimais ma petite balade nocturne à une demi-douzaine d'heure. Je rentrerais crevé mais au moins, je ne devrais pas avoir le soucis de ces nuits si agitées. J'aurais du prendre le taxi ce jour-là.
Tandis que je rêvassais et pensais à ma dernière mission désastreuse, je parcourais les rues de Miami sans vraiment prendre en compte mon environnement.
De ce fait, les nombreux croisements et le style monotone des constructions résidentielles que je bordais, m'avaient induit en erreur.
J'atteignais alors une petite série de galeries commerciales. Fronçant les sourcils, je m'aperçus enfin de l'erreur que j'avais commise. J'avais fait un bon détour. Reprenant mes esprits, je me sentais observer. Me tournant vers une vitrine, le reflet me révéla un homme de l'autre côté. Encapuchonné d'un long imperméable de pluie, il m'était impossible de remarquer l'identité de l'individu en question.
Je me remis en marche. L'autre reprit sa marche calquant son rythme sur le mien. Ce gaillard ne savait sûrement pas à qui il avait affaire. Je m'introduisis dans le dédale d'une ruelle servant aux commerçants d'arrière boutique. La silhouette me suivit. Jugeant que le jeu du chat et de la souris avait assez duré, je me retournais enfin pour voir la personne qui me suivait. L'imperméable lui collait à la peau mais je m'aperçus que l'homme - car il s'agissait bien d'un homme, du moins, je le pensais encore à ce moment là - avait une carrure peu commune et son pas était celui d'un homme entraîné. C'était un soldat à n'en pas douter. Voilà qui était excitant, ce devait sûrement être une des ces recrues que j'avais un peu trop envoyé dans la boue et qui voulait me mettre une dérouillée. Le gars s'approchait toujours sans se démonter. Arrivé à quelques dizaines de centimètres de moi, quelque chose retint mon attention. Malgré la pluie battante, le teint de sa peau était particulièrement blême et ce crétin me narguait d'un sourire.
Sans trop réfléchir, j'abbatis mon poing sur le crâne de la silhouette qui s'effondra au sol. Je me mis à la rouer de coups de pied mais une chose curieuse m'effrayait. Sous mon premier coup, ce mec aurait dû gémir, crier de douleur, cracher ses dents. Lui restait immobile. Je continuais à le rouer de coups de pied. Son sourire sinistre me pétrifiait.
"C'est fini? déclara la voix."
Je commençais à reculer. Le mec se redressa. Il n'avait rien senti.
"C'est à mon tour" reprit-il. Il s'élança vers moi mais son attaque et sa vivacité me prirent au dépourvu. Seul l'obscurité pouvait m'être offerte. Et cette pluie qui n'en finissait pas...


* * *
14 mars 1997

Je ne me souviens que d'une chose. Des cris, une soif inextricable et le vide.
Lorsque je repris conscience, j'étais au dessus d'un corps. Il avait été éventré sauf que c'était mes mains qui étaient couvertes de sang et c'était de mon visage que le sang coulait. Il ne fallait pas être devin pour comprendre que c'était moi qui avait fait ça. J'avais envie de vomir, je me dégoutais presque. Mais curieusement, le gout demeurait agréable à mes papilles. Je me sentais traversé par une énergie incroyable.
Les balles sifflaient autour de moi. Je croyais que j'étais en enfer mais cet enfer semblait particulièrement réel.
Autour de moi, d'autres, des dizaines se tenaient recroquevillés sur des corps mis en pièces et j'étais l'un d'eux. L'un de ces bâtards de chien dévoreur d'âme.
Ils se faisaient tous décimer un à un. Les autres?
Ma vue se troublait sous la palpitation de l'excitation. Ils étaient vêtus de leur longue robe blanche et devaient être une dizaine. Les dévoreurs s'embrasaient sous les balles de ces types. Ces mecs utilisaient des balles incendiaires... Brusquement, l'excitation fit place à la peur. Quelque chose m'intimait de partir et je suivis ce conseil. Je détalai loin de tout, de ce vacarme, de tous ces hurlements. La nuit serait mon issue, ma voie, ma raison d'être.
Je fuyais. Je fuyais ces démons blancs crachant leur venin enflammé.
"Ainsi, tu es toujours en vie..."
Cette voix... Elle était tellement lointaine. En fait, pas tant que ça. Cette voix, je la connaissais. C'était Gilles Gainsfield.

Calmé, il m'expliqua qui j'étais et ce pourquoi j'existais. Dans la personne de mon père vampirique, j'éprouvais un très grand respect. Il m'expliqua l'honneur d'avoir rejoint le Sabbat. Désormais, j'étais prêt à rejoindre mes pairs. Prêt à montrer au Sabbat ma dévotion. Mais toute dévotion se fait dans l'honneur. Tel sera ma croisade. Anéantir les Séthites ou tout ennemi du Sabbat sera la raison de ma non-vie.
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MessageSujet: Re: [Historique de Personnage] Michael Corvin   Jeu 3 Juil 2008 - 13:28

Premier contact avec la Deadlyhand



Gilles venait à peine de m'étreindre qu'il me lançait dans la nature. "Si tu survis, tu seras un élément de valeur".
J'étais tout de même largement intrigué par ces paroles. Je venais de survivre à une sorte de mission suicide. Que pouvait-il exister de pire?
Ce pire avait un nom. IL s'appelait la Deadly Hand. Mais à ce moment-là, je n'avais alors aucune idée de ce qu'allait être ma non-vie.
J'arrivais dans un quartier un peu particulier et je dus poursuivre à pied. Le chauffeur de taxi, un certain Pedro Alonzo, m'avait déposé à la limite du quartier, m'indiquant qu'il s'agissait d'un quartier mafieux.
De tout ce que j'avais pu voir, jamais je n'avais vu de telles villas. Et vu le paquet de dollars lâchés pour ces battisses, la sécurité suivait largement. A tous les portails, des vigiles m'observaient inquisiteur. Le moindre geste suspect et ils m'abattaient.
Poursuivant jusqu'à la demeure de la meute, j'observais qu'il n'y avait aucun garde. Vu ce qu'on m'avait inculqué Gilles , sur la vision du Sabbat, le contraire m'aurait largement étonné.
Une ravissante Bimbo vint m'ouvrir. Elle m'attendait nue sur le pallier de la porte. Je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'œil vertical. 100C, blonde, lèvres pulpeuses, taille 36. C'était une déesse et cela faisait bien deux ans que je n'avais pas tiré mon coup.
C'était Chloé, le Ductus de la meute. Elle me mena directement à l'Evêque Crown.
Installé confortablement dans son bureau, il leva la tête vers moi.
Etant donné mon jeune âge et au vu de son grade, la posture -que je pensais- la plus adéquat était le garde à vous. Une fois les présentations effectuées, j'entrepris de visiter la maison et de rencontrer chaque Caïnite.
Je fis la connaissance de Boris, le prêtre Tzimisce de la meute. Si les cadavres émettaient une puanteur peu commune, sa chambre, elle, laissait des effluves de chair et de sang. Les Tzimisce s'adonnaient à des pratiques si inhumaines que je ne pouvais en voir davantage.
Le Gangrel urbain? Rien qu'à son apparence -celle d'une espèce d'arachnide géante- il était effrayant. Etait-ce des rites, une malédiction ou une déformation de l'étreinte, ce mec devait sûrement avoir des problèmes à entrer dans une boite de nuit. J'en riais presque intérieurement.
Je fis la connaissance, ensuite, de Fiona, une blonde à l'apparence agréable. Elle ne montrait aucune excentricité. J'appris par la suite que c'était l'infante de l'Excellence Crown. L'Evêque avait bon goût.
Enfin, je fis la connaissance ce jour-là de Mako. C'était un vieil homme noir des île. Connaissant les penchants de ma lignée, il me paraissait invraisemblable que ce vampire soit un Ventru anti-tribu. Il se présenta comme un "invité" de l'Honorable Borges. Ce titre faisait de lui quelqu'un de particulier qu'il faudrait protéger... D'autant plus qu'il représentait un atout pour chasser les Serpents ; il en était d'ailleurs un lui-même.
Et ses pratiques me paraissaient... douteuses.
De ce que j'ai pu assimiler de ses pratiques, il obtient informations et aides par des moyens surnaturels.
Visitant enfin la cave, je découvris une abomination. C'était une créature de chair et d'os avoisinant les trois mètres. Sa tête semblait être un croisement entre un rhinocéros et un requin. Et, son corps, boursouflé et obèse, arborait des excroissances de toutes parts. Si cette chose était capable de bouger, ce devait être une formidable créature de combat.
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MessageSujet: Re: [Historique de Personnage] Michael Corvin   Jeu 3 Juil 2008 - 17:24

Mon entrée dans la Deadlyhand.


Assez rapidement, je compris pourquoi mon père m'avait envoyé dans la Deadlyhand. Chacun manquait, en mon sens, d'autodiscipline. Fiona reste un cas à part. Je devais représenter le pivot de l'ordre et de la discipline. Mais pour cela, il fallait que je sois pleinement accepté.
Cela faisait bien deux heures que je trainais aux alentours de ce restaurant huppé. C'était ce genre asiatique où les cadres de la haute société se complaisaient dans leur opulence et leur décadence.
Un jeune couple en sortit. J'entendais leurs rires discrets.
Manteau de fourrure et costume, ce devait être des cadres de hautes places boursières ou de riches héritiers. Et étant donné le standing de leur véhicule -une Rolls Royce- il n'était pas non plus difficile de les suivre. Ils rentraient chez eux à une allure raisonnable. Malheureusement pour eux, ils avaient un Caïnite du Sabbat sur leurs talons et qui avait pour mission d'éradiquer tout une famille.
Stationnant dans leur petit pavillon bourgeois, j'attendis un petit moment avant d'agir.
Première étape, il faut analyser l'environnement de sa cible. Les flics mettraient en moyenne 7 minutes pour intervenir en cas de problème. Les voisins dormaient déjà pour la plupart.
Je fis le tour de la baraque. Ils avaient un petit jardin mais aucun potager. Ce n'était pas ça que je venais observer. Il y avait une porte de derrière et elle n'était pas allumée. Les propriétaires l'avaient encore laissées ouvertes. Je suspectais donc qu'ils ne dormaient pas encore. Entrant silencieusement, je me glissais dans le logis et flairait déjà mes proies. Je pouvais encore me glisser dans l'obscurité car un fil de lumière émergeait de la pièce commune, où un fond sonore -probablement la télévision- se diffusait dans la maison.
La seconde étape était d'identifier mes proies.
Sur un cadre d'une photo de famille, il y avait le couple et deux enfants en bas âge. Je devais éliminer tout le monde.

Je devais m'occuper des enfants d'abord. Les trouvant dans leurs chambres, je les étouffais un à un en murmurant :"Pour le Sabbat". Car telles étaient mes convictions à présent.
Restait les parents...
Tendrement enlacés, ils regardaient la télévision sans se douter qu'à quelques mètres d'eux, un sinistre prédateur approchait. Ils n'y avaient pas de sport, pas d'excitation. L'acte que j'allais accomplir, était purement rituel. Je lançais mon chronomètre. Professionnel, je logeais une balle dans chaque tête. Ramenant les enfants auprès de leurs parents, je fis de même. Puis je me mis à renverser chaises, bureaux, commodes simulant le vol qui avait mal tourné. Je laissais de nouveaux quelques balles au hasard. Je filais ensuite dans leur garage et démarrais leur voiture. La clé, je l'avais récupéré dans la cuisine avant même que l'attaque ne commence.
Tout avait été planifié. Cette nuit, une famille mortelle s'éteint pour l'élévation d'un membre du Sabbat.
Je quittais leur domicile pour regagner le mien. Dans mon rétroviseur, de nombreuses voitures de Police affluait. L'affaire était terminée. Aucun remord. Cela n'en valait pas la peine.
Au refuge de la Deadlyhand, je revins donc et me dirigea dans le bureau de l'Evêque.
"Excellence, j'ai réussi et j'ai aussi ceci pour vous."
D'un léger geste, je lui passais les clefs de la Rolls Royce, dont le trousseau était serti d'or et diamants. Pour la Ductus, je lui tendis une petite poche de diamants.

On pourrait se demander pourquoi je n'avais pas gardé tout ça. Je n'aspirais pas à la possession et à l'opulence. Et surtout, mon esprit avait fait naître à une forme d'honneur. Et il n'y a pas d'honneur à éliminer des faibles. Ces diamants n'avaient donc aucune valeur pour moi.
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MessageSujet: Re: [Historique de Personnage] Michael Corvin   Ven 11 Juil 2008 - 9:45

La découverte d'un Baali.


De ce que je savais, un ancien membre de la meute, un dénommé Ken Y'Orfo s'était rendu coupable d'infernalisme.
Mais cette histoire ne s'arrêtait pas là. Mon Sire avait observé lors d'une attaque d'un temple de Séthites des faits bizarres. Mais ça ne s'arrêtait pas là. Ces faits avaient été rapportés à la Cabale Occulte et cette dernière en avait déduit qu'un Baali se trouvait en ville.
Ce Baali était un serviteur des Démons. Ils vivaient pour asservir ce Monde et le détruire. Je vivais pour suivre le Sabbat. Nos deux existences étaient donc incompatibles.
Je décidais donc de revenir sur les lieux de l'attaque. Je pensais alors que ce Baali aurait laissé une trace ou un indice menant à lui.
Néanmoins pister quelqu'un dans la jungle urbaine n'était pas vraiment ma spécialité.
Si je voulais survivre à mes premières nuits, il faudrait que je m'adapte.

Mako m'avait donc accompagné pour cette mission. Il semblait que c'était le caïnite le plus susceptible d'approcher les humains. Mon premier réflexe était d'interroger deux ou trois clochards.
Le premier ne savait rien. Par principe, je l'enfermais dans une benne à ordure en la maintenant fermée par une barre de ferraille traînant dans les décombres.
Le second semblait en savoir plus. Mais exigeait un paiement. Mako, à ma grande stupéfaction sortit un petit sachet d'épices. A moins que ce ne soit de la drogue mais les herbes étaient trop fines. Ce petit vieux sortait d'où déjà? Pour récompenser le clochard, je lui posais quelques billets.
Bien entendu, les informations que l'on avait reçu étaient erronées.
Donc Mako prit la décision de faire intervenir des moyens d'informations surnaturels. Je ne sais quoi dire sur ses capacités.
Une fois, j'étais rentré en cours de cérémonie. Voir s'agiter un petit vieux avec des paroles étranges, me paraissait extrêmement loufoque. Mais bon, admettons, Mako réussit à trouver une piste. Il réussissait presque toujours à trouver une piste.
Ainsi, il nous mena à un avocat du centre ville ou du moins à son appartement. Fouillant un peu partout, on avait pu tracer la cache jusqu'au lieu d'une association qui ressemblait davantage à une secte plutôt qu'autre chose. A peine entré que le mec qui servait ou de secrétaire était mis hors d'état. Il nous restait deux escaliers.
A mon sens, il me semblait un sous-sol plus propice pour commettre des barbaries sur des humains. Quoique je n'avais aucune idée des pratiques de ce genre de vampires.

Je décidais donc avec mes compagnons de descendre le premier escalier. Il y avait d'ailleurs une première porte protégée d'un pass électronique. Nous étions des vampires et avec un minimum de sang, notre force était gargantuesque.
Pompant dans mes réserves, j'augmentais donc ma force et tentais de force la porte. Le problème était que la poignée semblait avoir été protégée contre toute présence non autorisée ce qui me déclencha une douleur insoutenable. Par un effort de volonté, je densifais encore ma force contre cette porte qui lâcha finalement sous la pression.
La seule réjouissance que je reçus de cette épreuve, est que l'on était tombé sur une cache d'armes. Une fois armé, on repartit pour les étages supérieurs. Mais cette fois, je restais légèrement en retrait. Mon effort précédent m'avait épuisé.
Je laissais donc les soldats de la meute partir en reconnaissance. Il y avait un premier étage mais on avait décidé de poursuivre notre chemin jusqu'au dernier étage. Finalement, plusieurs frères de meute entrèrent mais des cris suivirent assez vite. Arrivant sur le pallier de la porte, je m'aperçus qu'ils étaient tous à terre. Et un mec flottait au centre de la salle. Ajustant mon tir, je visais la tête. Une rafale raisonna dans le bâtiment. La tête de l'Apprenti Baali explosa.
Je rechargeais mon arme fumante. On peut dire que cette mission fut un franc succès.
On redescendit à l'étage précédent. C'était en fait des bureaux et on put retrouver l'adresse du Maître Baali. Il ne restait plus qu'à lui rendre visite.
J'étais étonné de voir les méthodes anarchiques du Sabbat ou du moins de la Deadly hand.
Le second repère était une gigantesque villa.
Fiona, au volant de la fourgonnette, traversa la grille d'entrée et vint percuter l'entrée de plein fouet. On entrait alors dans le hall d'une somptueuse villa. Entre les dorures, les colonnades et le gigantesque escalier d'entré, ce Baali vivait dans la plus grande opulence.
On se rua dans la salle de réception. La Baali se tenait debout présidant une sorte d'autel. Elle était vêtue d'une robe noire. Mais ce n'était pas ça qui attirait mon attention. C'était la créature difforme qui en sortait. Elle était hideuse. Un combat de titans se profilait et je n'étais qu'un nouveau né. Je n'étais pas préparé pour ce genre de choses.
Prenant mes jambes à mon cou, je désertais la salle. Je fus étonné de croiser l'Evêque Crown qui m'imita. Puis je réalisais ce que je venais de faire et m'immobilisa. Je venais d'abandonner mes compagnons et rien que cette idée m'exaspéra.
Mon sang bouillonnait. Je fis demi-tour et à peine entré dans la salle que je vidais quelques chargeurs sur la Baali mais les balles semblaient ricochées. J'étais persuadé de l'avoir touché mais rien n'y faisait.
Elle tourna son regard vers moi. Je fus comme paralysé. Mon corps ne répondait même plus à ma volonté. Bien au contraire, j'étais devenu l'instrument de destruction de la Baali et commençait à tirer sur Crown.
Assez rapidement, je fus mis hors d'état de nuire. J'étais incapable de venir en aide à mes compagnons d'armes. J'étais décidément trop faible. A cet instant, je me considérais véritablement comme un déchet.
Avais-je été utile au Sabbat?

Ma réponse ne viendrait que plus tard.
Mes compagnons d'armes vinrent à bout de la Baali. La goule de guerre fut sacrifiée pour affronter la créature. Je sus plus tard qu'il s'agissait d'une créature infernale. Au bout de plusieurs jours et semaines, on me libéra et fit mes excuses à Crown pour mes gestes passés. Inconsciemment, mes gestes m'amenaient vers une sorte de paradigme, une suite de pensées cohérentes venant vers un aboutissement : vivre dans l'honneur pour le Sabbat.
Les deux Baalis avait trépassé, l'un de ma main. Ce combat m'avait sorti plus fort. Très bientôt, je serais le héraut de la destruction pour les ennemis du Sabbat. Très bientôt.
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[Historique de Personnage] Michael Corvin
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