Hope's Requiem


 
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 [Historique de Personnage] Ludmilla

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Estrella
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MessageSujet: [Historique de Personnage] Ludmilla   Mar 27 Mai 2008 - 12:39

A Miami, il fait toujours trop chaud le matin, vous ne trouvez pas ? On se dit, je vais dormir au chaud sous ma couette, rester à me prélasser cinq minutes après le réveil, profiter de mon reste de chaleur de la nuit, somnoler dans la tiédeur… Et bien même pas. On a l’impression d’être du jambon menacé de cuisson à l’étouffée sous le tissu des draps. On patauge, transpire, se débat, et s’extirpe avec difficulté de sa couchette démoniaque ! Où est le plaisir à rester au lit ? Personnellement, je n’apprécie pas des masses de mariner dans mon jus… Ce réveil affreux, c’était mon réveil Américain. En Russie, au moins, on peut tarder au lit sans y cuire. C’est pour ça que je la préfèrais, ma Russie adorée.
Je m’appelle Ludmilla, et j’abhorrais me réveiller de la sorte. D’ailleurs, j’ exècrais bon nombre de chose. A commencer par les Etats-Unis. On n’a pas idée de vivre dans quelque endroit si chaud, avec si peu de neige, et si peu de rhum. Malgré tout j’y habitais, voyez-vous le malaise ? Non ? Et bien moi si. Il avait 48 années bien tassées et se prénommait Yassen. Le pire, c’est que c’était mon père. Si, si, je vous assure.

J’avais 12 ans, je vivais en Russie et chaque matin je buvais un fond de verre de vodka pour réchauffer mon corps transi, avant d’aller à l’école. Tarder au lit était exquis et j’avais un père et une mère adorables et à l’esprit ouvert. Idéal, me direz-vous ; mais ma génitrice avait la bouche aussi ouverte que l’esprit, et en pays communiste, ce genre de personne ne fait pas long feu. Un matin plus sombre qu’un autre elle est partie au marché, et s’y est vidée de son sang durant deux longues heures d’agonie avant de rendre l’âme. J’en suis encore horrifiée, quand j’y repense. Bien entendu, Yassen –je n’utilise jamais « papa », une habitude qu’il m’a faite prendre, « par sécurité » selon lui…– a immédiatement été bouleversé. Pendant de longs mois il a perdu toute raison, ne pensant qu’a elle, à son assassin, et à des moyens menant à des fins… Il décida donc de défendre ses idées et celles de sa défunte épouse par les armes. Il s’est donc reconverti en tueur, au prix de nombreux efforts et en jouant au maximum de ses relations. Il a réussi à éliminer de nombreuses figures du communisme grâce à sa motivation de venger l’amour perdu. Adorablement fleur bleue et abominablement stupide. Car si on tient un tant sois peu à rester entier, arrive un jour où il faut fuir. Si môssieur n’avait pas joué les Roméo je serai encore en Russie, au frais, et je pourrai vider autant de récipient d’alcool qu’il me plairait!
Mise à part cette petite page tragique de mon existence, ma vie était un ennuyeux parcours paranoïaque. Pas que les autorités Russes nous coururent après jusqu’au nouveau monde, non. Ils eurent bien d’autres choses à régler. Mais Yassen n’avait cessé d’être tueur ; comme il le disait lui même, il s’était habitué à gagner gros « net d’impôts »… Il avait définitivement une dent contre toute sorte de gouvernements ; ni dieux ni maîtres, en quelque sorte.
Ce métier lui plaisait vraiment, je crois. Trop à mon goût en tout cas, je ne voyais pas ce qu’il lui trouvait… A cause de cela pendant quelques années, il s’évertua à m’en enseigner les bases. La sécurité avant tout, ne pas donner son vrai nom, où en tout cas, le moins souvent possible, vérifier portes et fenêtres avant d’aller se coucher, toujours s’assurer de ne pas être suivi… Mille et une précautions que j’estimais paranoïaques… Ou, comment perdre son temps en dix leçons. Ma vie était presque devenue n’importe quoi.


C’était un mercredi comme un autre, chaud, trop chaud. Jeme tournais et me retournais dans mon lit puis finalement abandonnais la partie ; rien ne sert de lutter contre de l’air, d’autant plus que celui-ci est chaud. Quelle perfidie ! Je m’habillais rapidement d’un jean clair et d’un vieux tee-shirt et descendis les marches quatre à quatre pour atterrir dans la cuisine. Yassen m’attendait, le reproche était écrit si lisiblement sur son front que je devinais son discours rien qu’à sa tête (pas franchement joyeuse). Avant qu’il n’ouvre la bouche, je me lançais, car je sais d’avance ce qui n'allait pas :
« Oui, j’ai trainé au lit. Oui je sais que ce n’est pas bon pour ma sécurité. Oui, j’ai bien fermé mon volet hier soir, et comme tu peux le voir, il se trouve que je suis quand même vivante ; alors ne me fait pas cette tête là et passe moi les céréales. »
Je me tus, attendant une quelconque réaction de sa part. Il me toisa d’un regard mauvais, mais me donna néanmoins le saint graal demandé. J’avais faim, tout de même !
Je finis mon déjeuner en silence, puis m’enfuis dans ma chambre, car le vieux Yassen ne lâchait jamais le morceau, et il comptait bien me faire la morale. Autant faire retarder ce moment le plus possible.
Le samedi, j’aimais sortir ; car sortir signifiait aller au club de sport ; et le club de sport était l’une des choses qui me calmait le mieux. C’était d’ailleurs une des seules idées de mon père que je ne rechignais jamais à appliquer :
« L’autodéfense est une chose importante à savoir pour une jeune femme de nos jours! » disait-il. Je n’allais pas le contrarier, il me payait des cours de boxe française, de natation et d’aïkido. Quelle aubaine ! Je ne vous cache pas que ma petite préférée est la boxe française, jamais je ne m’étais autant défoulée qu’à ce club. Je tabassais des lopettes, et on me félicitait pour ça. L’un des (rares) bons côtés de l’Amérique il faut croire.
Le reste de ma semaine n’était que cours, devoirs, télé, ennui, discussions vides avec des camarades un peu trop encombrants, et précautions exagérées de Yassen.
Vivement Samedi.

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Vendredi soir, toujours trop chaud, ennuyeux, et que la télé seule pouvait combler, de manière illusoire bien entendu. Je m’ennuyais encore, tout aussi fermement que les autres jours, mais j’étais moins mécontente d’être vendredi que d’être justement un de ces autres jours. Vendredi induit Samedi.
Le vieux, comme à son habitude, se tenait debout, discrètement installé dans la pénombre d’un coin du salon. Il pouvait rester là toute la soirée, et ça ne dépendait que de moi. Il voulait me protéger, super mignon mon Yassen, quand même. Je ne tardais jamais, il me faisait de la peine.
Mais ce soir là, l’émission n’était pas finie qu’il coupa le téléviseur. Je me levais et l’écoutais attentivement, car je savais que s’il m’envoyait au lit, c’est qu’il avait du travail.
« Ma petite Lud, écoutes moi bien, dit-il de sa voix grave à l’accent russe prononcé, je voudrais que ce soir tu appliques encore une fois ce que je t’ai appris. Récites-moi. »
Pour une fois, je répondis sérieusement, sans faire de cynisme. C’était sérieux, tout de même.
« Avant que tu ne sortes, éteindre toutes les lumières, ne rien rallumer. La maison est vide. M’enfermer dans ma chambre, pas à clef, dormir toute la nuit, faire semblant s’il le faut. Ne pas mettre de musique, faire de bruit, ou porter des écouteurs ; les oreilles sont une arme dans le noir. Ne se lever que lorsque tu m’aura donné le mot de passe. Si tu ne rentres pas, j’attends 9h30 pour me lever, et je cherche un endroit sûr.
-Parfait ma fille. Tu te souviens du numéro de compte en cas de souci ? Tu as toujours la carte sur toi ? Et le mot de passe, c’est bon ?
-Oui Yassen, c’est bon. »
Toujours aussi blond, malgré la pénombre. Il me lance un regard rassuré et me fait un léger sourire.
« Prend soin de toi ma fille. »
Je lui rendis son sourire et lui ordonnai de rentrer vivant. Il rit. Il était quand même gentil ce vieux, c’était mon vieux et je l’aimais bien.
J’appliquais chaque règle soigneusement, et m’endormis, espérant n’être réveillée que par mon vieux russe préféré.


Dernière édition par Estrella le Mar 20 Jan 2009 - 21:27, édité 16 fois
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Estrella
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MessageSujet: Re: [Historique de Personnage] Ludmilla   Mar 27 Mai 2008 - 12:39

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Yassen était rentré tard cette nuit là, deux millions en poche et une balle de 9 mm logée juste sous l’estomac. Ce qui m’épatait le plus était que cette balle lui appartenait. Glisser sur un légume ; pour un tueur à gage, ça fait pas sérieux ; mais la mission était accomplie.
J’essayais de le soigner du mieux possible – autant que mes études de médecine me servent à quelque chose. Malheureusement, j’ai une fâcheuse tendance à être brutale. Et ce qui devait arriver arriva : alors que je m’acharnais à retirer le bout de métal, il hurla sous la douleur, puis m’invectiva, apparemment trèèèèèès énervé :
« Ludmilla !!! Mais par pitié sois plus douce ! Quelle affreuse chirurgienne tu ferais !
-Mais tu peux parler vieux russe mal luné ! Ce n’est pas moi qui me suis trouée le bide toute seule et qui viens chouiner à ma fille de me soigner ; affreux tueur à gage ! Rétorquai-je, vexée. »
Il rougit mais ne pipa mot. J’eus droit au silence complet jusqu’à la fin des soins. Il m’avait faite lever à quatre heures du matin pour ses bêtises, il allait trinquer !
Dès que je l’eus aidé à se coucher, il s’endormit comme une masse. Dans la pénombre de la pièce, je m’assis souplement à son chevet puis regardais son visage endormi. Il commençait à rider de ci de là, la peau paraissait plus grise, plus tendue, ses sourcils étaient figés dans une expression de méfiance, d’inquiétude, d’attention et ses nuits n’étaient que rarement calmes… Mon père vieillissait… Il rentrait de plus en plus souvent blessé, et si ce vieux blond râleur mais attachant ne se décidait pas à arrêter son métier, il allait y laisser sa peau. Je redoutais de plus en plus ce moment…

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Et voilà, dix heures et demie, j’étais en retard. On était samedi matin, et j’avais natation ; là, tout de suite, maintenant… Mais Yassen n’était toujours pas réveillé. Je ne voulais pas abandonner son chevet, pas encore…
Bigre, lui avais-je donc fait perdre tant de sang en retirant la balle ? Je peux raccrocher mon scalpel. D’ailleurs, les études avec, ça ne me dérangerai pas, et je pourrai entamer plus sérieusement la boxe et ses parcelles illégales, histoire de me faire un peu d’argent de poche, non ?
Ce serait déjà chose faite si Yassen ne m’avait pas autant à l’œil… Essayez un peu de faire le mur avec un géniteur vieux, russe et tueur à gage, rira bien qui rira le dernier !
La chambre de mon Russe n’avait pas changée depuis toutes ces années qu’on était à Miami. Blanche, impersonnelle, avec une photo de maman sur sa table de chevet. Elle y est très jolie. C’était en somme une belle chambre de feuilleton télé dramatique. D’ailleurs, je n’aurais ressenti absolument aucune surprise si un jour on venait m’annoncer que mon père regardait les horreurs qui passaient le dimanche après midi à la télévision. Ces abominations en guimauve et fleur bleue étaient tout à fait son genre… On ne se refait pas.

Yassen remua. Je me précipitai dans la cuisine et y attrapai bouteille d’eau, de vodka et verre en coup de vent. Une minute après j’étais de nouveau dans la « chambre guimauve ».
« Hé, Yassen, tu tiens le coup ? Ca va aller ? Chuchotais-je, pour ne pas le brusquer.
-Ca va aller ma Lud, ça va aller, répondit-il, après un vague moment de flottement. C’est bien de la vodka que je vois là ? Sers-moi, tu as bien pensé. »
Je souris ; évidemment, j’avais bien pensé. Yassen prenait toujours de la vodka pour se remettre, et comme anesthésiant, se bourrer, y’a pas mieux.
Il but d’un coup sec son verre, grimaça, puis se leva, lentement. Je le retenais par les épaules, lui intimant de rester couché.
« Ola papy, n’espère pas te lever de sitôt, ordre de ton infirmière. Si tu as faim, je t’amène à manger, si tu as soif, je t’amène à boire, si tu veux regarder la télé, je te la monte même dans la chambre s’il le faut. Tu demandes ce que tu veux, sauf pour pisser, ça, tu te demerdes. Compris ? »
Il rigola un bon coup, et visiblement, il se payait ma tête. Vieil aigri ingrat !
« Dégages Lud, je vais pisser. Annonça-t-il en affichant un sourire.
-Oh… »
Je n’avais pas grand-chose à redire à ça, je partis donc, boudeuse, en quête d’un déjeuner, pour lui autant que pour moi.

Il était seize heures, et le vieux m’ayant assuré savoir se débrouiller, j’étais partie pour mon club de boxe française, pour m’y défouler.
Ces heures étaient pour moi une pure extase, je pouvais envoyer dans mes coups toutes les tensions que mon corps renfermait, je regorgeais du désir de frapper, d’étonner, de vaincre. Ma tête résonnait sous mes propres coups, je frappais si fort que tout mon corps vibrait, j’apprenais la technique et l’endurance. J'étais une machine bien huilée, assimilant mes leçons avec efficacité. Je m’acharnais jusqu’à ce que mes muscles me donnent l’impression de brûler ; et j’en sortais presque toujours vainqueur. L’extase.
Au club j’avais rencontré une jeune fille. Pas une boxeuse ; non, elle n’en avait ni la carrure, ni l’envie, mais la fille de mon entraîneur. Deux ans de plus que moi, une jolie frimousse pâle, et des cheveux châtains qui cascadaient jusqu’à ses reins. Elle était notre infirmière, et jusqu’au jour où je l'ai côtoyée, je la crue douce et sensible. J’avais pris un mauvais coup, et j’avais dû aller me faire soigner à l’infirmerie. Je n’aurais jamais cru cela possible, mais elle était en fait une fille cynique et au caractère bien trempé malgré son apparence diaboliquement féminine et délicate. Elle m’a plu immédiatement, et au fil du temps, nous nous voyions de plus en plus souvent, j’adorai la voir s’extasier devant mes performance. Lui en mettre plein la vue me comblait d’un plaisir intense, peu être même malsain. Ses yeux étaient superbes ; j’aimais être admirée par ces yeux expressifs. Nous avons fini par devenir des « fucking friends », des amantes occasionnelles, quand on avait envie, mais personne sous la patte. Une tradition américaine que j’appréciais assez. Un autre de leurs rares bons côtés. Elle était une deuxième source d’extase, et son nom était Mariel.

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La séance avait été épuisante, comme toutes les autres. J’étais passée à l’infirmerie embrasser Mariel, et je rentrais chez moi sous le soleil de Miami, qui chauffait trop violemment à mon goût… Mes pas me portaient plus légèrement que je ne l’aurais cru sous la chaleur ambiante, à croire que je commençais à m’habituer à cette fournaise, car vers dix-huit heures dix j’étais déjà au pas de ma porte.
Je sautais deux à deux les marches puis tendais le bras vers la porte d’entrée immaculée…ouverte.
« Ouverte …?
Yassen ne laisse jamais la porte ouverte. J’aurais oublié de la fermer ? Non, je… non, j’en suis sûre, je l’ai fermée… Mais…
Merde merde merde ! Ca sent le roussi ! »
Je commençais à paniquer sec, et, pétrifiée devant ma maison, tentais de me remémorer les règles d’urgence dans ce cas.
"Evidemment, c’est toujours à ce moment là que votre mémoire est partie en balade ! Bon sang un effort Lud, souviens-toi !!!
Qu’est-ce que je dois faire, bordel !!! Il s’est passé quoi ?? Yassen… Et s’il était… ? » Je m’essoufflais sous le stress, j’essayai de détourner mes yeux de l’entrebaillement de la porte -s’il y avait quelque chose à voir, ça ne serait pas beau-, et reculais inconsciemment, lorsque la première règle se rappela à moi.
« Ma fille, si un jour la maison te parait suspecte, n’y rentre pas, retourne toi, et va au centre commercial le plus proche, comme si de rien n’était. »
Mon cœur m’hurla qu’il allait craquer, j’avais mal à la poitrine et ma tête tournait, mais je devais me retourner. Si quelqu’un était encore ici, il ne devait surtout pas me voir, il en allait de ma survie. Mes jambes tremblaient, et des mots informes essayaient de s’échapper de ma bouche, comme des souffles.
Brutalisant mon corps, je m’efforçai cependant à me détourner, le cœur au bord des lèvres et à marcher vers le centre commercial, plus vite que je ne l’aurais du ; mais je ne pouvais absolument pas calmer la tension qui m’enserrait.
Les larmes me montaient aux yeux… Il n’y avait personne dans la rue, si on me suivait, j’étais morte ; mais je ne devais pas me retourner, pas montrer que je savais ou soupçonnait quelque chose sinon ma mort passerai du statut de potentiel à celui d'inéluctable ; et être traquée ne me tentait pas franchement.

Après vingt minutes de tension insoutenable ; je franchissais les portes coulissantes du centre commercial. La fraîcheur de la climatisation balaya mon visage et un soupir franchit mes lèvres. Sauvée… Un bien être tel m’envahit que j’oubliai un instant de marcher, bloquant le passage à quelques grand mères pressées. Ma tête était vide, mon esprit calme. Mais cela ne dura pas, et le sort de mon père me revint à l’esprit.
J’avançais jusqu’à un café quelconque et m’asseyais à une petite table de bois sombre, aussi loin que possible de l’entêtant bruit produit par les clients. Je demandais un café noir au serveur, qui rit de mon accent, comme tant d’autres avant lui. Observant les lieux autour de moi, je me tendais, à l’affut du moindre danger.
Rien. Je bus longuement mon café, savourant chaque gorgé, puis en commandai un second que je bus tout aussi lentement. Toujours rien. Je me décidai enfin à partir lorsqu’une règle supplémentaire édictée par le vieux blond de mon cœur surgit :
« Ne rentre pas à la maison par un chemin direct, traine le plus possible, au cas où. »
Je me mis donc à arpenter le centre commercial, m’arrêtant une fois ou deux devant des enseignes de magasin sportifs, puis sortit dans les rues de Miami, touchée par la fraicheur et la pénombre de ce début de soirée malgré l’éclairage urbain.
La ville était belle, parfois.

Il fallait que j’aille vérifier maintenant. La police serait sûrement là…


FIN DE LA PREMIERE PARTIE.
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