Hope's Requiem


 
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 Petit plaisir à Los Angeles

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Mephysto
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MessageSujet: Petit plaisir à Los Angeles   Ven 9 Jan 2009 - 14:48

Los Angeles janvier 1939

Le monde avait les yeux braqués sur l'Occident. Mais quelqu'un en ce monde savait déjà tout et avait déjà tout vécu.
Raynor Einhart, l'ancien Sénéchal de Saint Louis, parcourait les rues de la jeune Los Angeles. Il connaissait ce temps et avait même participé à l'extermination de millions de personnes et ce de tout temps. Lui-même avait les folles années de sa jeunesse. Il n'avait que des bribes de souvenirs sur des batailles, des amours perdus – ou du moins des amantes -. Raynor avait montré le Pas à ses compères , certains beaucoup plus vieux encore que lui. Mais le sang des Gardiens le poussait à gravir les échelons du pouvoir.

Au dessus d'un immeuble en construction, le vent traversait sa chair morte. Ses cheveux coupés assez courts, mais dont certaines mèches recouvraient normalement ses pupilles incandescentes, flottaient dans la légère brise de la soirée naissante. Seul des sillons rouges émis par ces yeux vinrent illuminer le haut de la tour.
En contrebas, plusieurs dizaines de mètres plus bas, les cris au détour des ruelles, le sang frais des bourgeois sortant de restaurants, la fièvre des mafieux, la poudre des armes à feu, tout cela revenait aux narines du sombre prédateur.
Il sauta de toit en toit, le vent propulsait son corps d'ombre. D'épaisses bandes d'Ombre venaient fouetter le ciel pour le faire parvenir à l'endroit qu'il souhait. Les bandes d'Ombre vinrent retrouver leur endroit originel soit le dos de l'ancien Sénéchal. Il regarda en contrebas, le jeune livreur de journaux s'activait à remplir sa petite camionnette. Son regard explora instinctivement les alentours.
Il n'y avait personne de ce côté mais l'odeur du sang de vampire flottait dans les airs. Les autres n'étaient pas loin.
Il était à 75m au dessus de sa victime. Dans sa jeunesse, il n'aurait pas hésité à sauter mais son pouvoir le consumait rapidement et il devait malgré lui sauvegarder ses réserves. Raynor emprunta donc l'échelle mise à disposition par l'échafaudage et approchait du jeune livreur.

« Connard de patron, toujours en train de boire de la bière pendant que je m'emmerde ici. En plus, je suis payé une misère. »

Telle étaient les pensées du jeune adolescent raisonnant dans l'esprit du vieux vampire.
Surgissant de nulle part, Einhart déclara :
« Ne t'inquiète pas petit, je veux juste un journal »
Jimmy Statford avait l'habitude des clodos qui venaient réclamer un carton de journal pour dormir mais cet homme n'en était pas un. Vraiment pas. Le jeune adulte avait laché son carton et sursauté d'effroi, pas par le fait que cet homme venait de surgir de nulle part mais il irradiait de cet homme noir une impression sinistre.
Einhart esquissa un sourire dans la nuit. La lumière dans la ruelle était presque nulle. Seule la lumière du perron de l'éditeur journalistique permettait de savoir qu'il y avait quelqu'un dans le noir. On ne distinguait que sa silhouette.
Einhart avança vers le paquet qui était tombé et saisit un journal.

Statford restait, pétri de peur, jusqu'à ce que l'homme s'approche des journaux pour en saisir un. L'adolescent reprit ses esprits finalement et voulut arrêter celui qui volait son gagne-pain.
« Eh!!! Mais c'est à m... »
Soudain, le Lasombra saisit Statford et l'emmena dans l'Ombre dans un grognement. Seul le bruit sourd de l'os explosant contre la paroi de béton vint troubler le calme de la petite ruelle. Seul un petit rat observa la scène curieux pour s'en aller finalement lécher le reste des multiples bouteilles jetées par le patron du gamin.

Sur les marches de l'escalier quelques minutes plus tard, Einhart lisait le journal :
« 3 Nouveaux morts découverts à Riverside. Les victimes ont été privées de leur cerveau, brûler et parfois leur chair a été mangée. Des traces de morsures ont été retrouvées sur les corps. Le tueur de la ruelle de sang a encore sévi. »

« Eh!!! Petit con! Tu es pas encore parti? Je vois le van par la fenêtre. » Einhart referma le journal et le posa sur la petite murette bordant les marches de l'escalier. Il esquissait un sourire et toqua à la porte.
« Qu'est-ce que c'est encore??? Si c'est toi petit con, je te casse le nez... » Un pas lourd se fit entendre de l'autre côté, ainsi qu'un bruit de bouteille de verre renversé. La porte s'ouvrit dans un claquement sec. Un type, avoisinant les soixante ans, vêtu des restes d'un ancien costume de marque ruiné par l'alcool ouvrit et leva un sourcil en découvrant l'inconnu.
Einhart souleva la tête avec un sourire les yeux scintillants :
« J'ai faim? Pas vous...? »

La porte se referma sur l'inconnu. Un petit filin de sang filtra au sol, se déversant sur la première marche d'escalier.


Dernière édition par Mephysto le Ven 23 Jan 2009 - 10:16, édité 2 fois
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Mephysto
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Mar 20 Jan 2009 - 19:53

Basilique Sainte
Marie Los Angeles.


La sacristie de la Basilique était à présent le domaine de la
Mort. La tête de l'ancien Archevêque reposait sur le petit bureau.
Cette dernière servait de chandelier pour Einhart. Le fait qu'il ait
côtoyé des Tzimisces par le passé le poussait dans des instants
assez morbides. Mais l'heure était à l'ordre. La pâle lueur de la
bougie éclairait Raynor dans son travail.
L'ancien Archevêque avant de mourir avait donné le nom de chaque
Ductus de la ville et leur chapelle connue. C'est dans un style
académique presque disparu qu'il convia le Sabbat pour un festin de
sang. Il était temps qu'il entre en scène et qu'il assoit son
pouvoir. Dans un mélange déroutant de flatterie et de respect - car provenant d'une sommité du Sabbat -,
Raynor attendait beaucoup de ses sujets. Il posa un oeil sur son
journal évoquant le tueur en série qui mangeait ses victimes. Une
petite lettre était posée dessus. Une écriture cristalline aux
courbes particulièrement agréable indiquait un lettré. Le
destinataire était le nouvel Archevêque. A lui Raynor
Einhart. Voilà quelques heures qu'il avait tué le précédent
Archevêque et il était déjà au courant.


Ce frisson d'excitation ne l'avait pas remué depuis des semaines
déjà. L'ancien Archonte Malkavien avait attiré son attention et
maintenant lui... Le tueur de la ruelle de sang.

Oui, à présent, il retenait toute son attention d'autant que le
tueur lui adressait ses salutations avec l'idée en tête d'une
rencontre future. Cet individu lui rappelait sa folle jeunesse. Oui,
il sera mon infant, marmonna l'Archevêque dans l'obscurité.
Il se retourna. De ses yeux rouges, il adressa un bref signe de tête
à un être invisible. Un homme vêtu d'une longue toge noire.
« Toi, va porter ceci à chaque Ductus, ordonna Einhart d'une
voix impérieuse.



  • Je n'obéis qu'à son Excellence Hubriana, répondit-il froidement »

Ce petit humain avait été bien éduqué. Mais... Une forme noire
indistincte émergea d'un coin de la pièce et broya l'humain contre
la paroi. Le sang qui avait giclé regagna l'ombre.
L'Archevêque tourna la tête vers le second sacristain.
« Toi apporte ceci aux Ductus..., répondit-il paisiblement. »
Ses yeux rougeoyants étaient terrifiants et personne n'aurait pu le
contredire.
L'humain emporta les plis et disparut sans tourner la tête vers son
nouveau Maître Vampirique.

Einhart se leva, fixa une broche de l'église à la manche de son
costume et entoura son cou d'une écharpe violette témoignant de son
nouveau rang. Pour les humains, le premier côté indiquait les
armoiries de l'évêque. De l'autre, Einhart avait brûlé l'étoffe
pour en faire apparaître fièrement les armoiries du clan Lasombra.
Enfin, il redevenait lui-même depuis.... Trop
longtemps à son goût.

L'Archevêque disparut dans l'ombre d'un coin du mur.


* * *


L'Hôtel Ambassador


La jeune ventrue Anti-tribu Dehlia De Nethis n'était certainement
pas un vampire du Sabbat ordinaire. Sa dame de la Camarilla l'avait
choisie mais avait remarquablement mal choisie. Née dans l'opulence
des milieux mondains, elle avait repris l'héritage familial et
s'assurait tous les marchés de l'immobilier. Ainsi, si les petits
pavillons résidentiels lui échappaient, elle avait néanmoins un
droit de regard sur tous les grands buildings se construisant aux
Etats-Unis.
Quelqu'un toqua à la porte de sa chambre. Par charité, elle logeait
ses frères et soeurs de meute dans le même hôtel. Sa meute « les
Artistes du Sang » vivait donc dans le grand luxe. Dehlia pensa
un instant qu'il pouvait s'agir d'un membre de la meute mais non, le
sang indiquait qu'il s'agissait d'un humain.
Elle finit de signer une dernière transaction et accepta la goule.
L'abbé (celui qui s'occupait des refuges des meutes du sabbat)
déclara d'une voix hésitante mais néanmoins respectueuse.

« Un pli pour votre Ductus...



  • Apporte-le moi...


  • L'expéditeur impose de lui remettre rapidement, se risqua t'il.


  • Je lui apporterai personnellement. »

Le discours était terminé. La goule se retira rapidement après
avoir posé le pli cacheté sur une petite commode non loin de la
Caïnite. Une rumeur dans le service faisait mention d'un invité de
la meute. Un serveur avait « exigé » un pourboire. Le
serveur s'était retrouvé le bras démantibulé, enfoncé dans son
postérieur. Non, il ne fallait absolument pas froisser les maîtres.
Le mot d'ordre à la réception était de ne jamais rien leur
refuser.
La ventrue anti-tribu était curieuse. Elle fronça les sourcils en
observant le vieux cachet de cire. Le procédé était ancien mais
avait fait ses preuves. Elle ne pouvait ouvrir le pli sans que son
Ductus s'en rende compte. Et lui non plus, il ne fallait pas le
froisser... Même en essayant de lire par transparence, le courrier
demeurait impossible à déchiffrer. De Nethis se résigna et
emprunta le chemin pour rejoindre son Ductus, le Lasombra Carlisle
Cullen.
Carlisle Cullen ne disposait pas de l'immense fortune de sa Soeur
mais s'il disposait du poste de Ductus, c'est bien parcequ'il
représentait l'âme pensante du groupe. Leader né, il s'imposait de
lui-même sous tout point de vue. Ainsi, le plus souvent, la réussite
et l'échec des missions, qu'ils entreprenaient, provenaient
généralement de la décision finale de Carlisle.
Par respect pour son Ductus, De Nethis frappa à la porte. Sur
son invitation, elle entra.


« Chef, un courrier pour vous.




  • On ne me l'a pas pas apporté directement? Demanda t'il en levant un
    sourcil suspicieux.


  • Je reçois tous les courriers, avoua la Ventrue. »

Le Ductus prit le pli, adressa un bref regard à son ornement et son
expéditeur puis l'ouvrit.

En cette nuit du 13 janvier 1939, moi, Raynor Einhart, nouvel
Archevêque de Los Angeles, convie votre Personne et vos compagnons
de meute pour une nuit ensanglantée. Un festin de sang vous est
proposé la nuit de pleine lune du 15 janvier 1939.

Je me présenterais à vous et vos pairs dans l'accomplissement de cette
nuit.

Pour le bon déroulement de ces festivités, 10 corps vivants seront à
apporter au hangar en construction pour le nouvel aéroport.





Signé
Raynor Einhart


Le plus flagrant dans cette lettre, si ce n'était le style trop
affectueux, était encore l'écriture en elle-même. Provenant d'un
autre Age, l'écriture de l'Archevêque démontrait la provenance
d'une ancienne architecture latine. Donc de l'âge féodal ou plus
loin encore... Mais Carlisle était loin d'être un étudiant de
génie dans l'étude dichotomique de la grammaire latine.
Il leva les yeux. « Bon on rassemble tout le monde, on part en
chasse. »


* * *

Salle de réception de l'Ambassador

L'ensemble de la meute des artistes du sang était réuni dans le
salon luxueux de l'Hôtel. Le Ductus, De Nethis, le Révérend
Jonathan Fillen, Gabriel Reybbs, et Gina Barthow.
Le « Révérend » était bien entendu le titre du prêtre
de la meute. Du clan Tzimisce, il était quelqu'un assez sinistre en
son sens. Personne n'avait osé à ce jour se risquer dans sa
chambre. Son père lui avait allongé les jambes le jugeant trop
petit mais en omettant d'adapter la taille des bras. Fillen était
quelqu'un de calme. Mais lorsque le calme était remplacé par de
l'exaspération, une petite lame sortait de son poignet et pour se
détendre, il jouait avec (avec l'intention parfois de se
blesser volontairement). Toujours vêtu de pantalons raides de basse
fabrication, il contrebalançait le haut standing de la meute.
Plus proche en un sens de ce décalage, Reybbs, le Malkavien
anti-tribu, tranchait. Assez inquiétant, ce Malkavien semblait rire de toutes les situations ou se moquer. Ce Malkavien avait la
particularité de beaucoup parler après ses repas. Il « voyait »
ses victimes, ce qui l'amusait aussi parfois. La meute semblait
discrète à ce jeu mais voyait le Malkavien comme un bon Frère de
meute. La folie était une arme puissante quand on savait la manier.
Enfin, la Toréador Anti-tribu Gina Barthow incarnait la beauté. Une
beauté froide, à hauteur de ses talents de prédateur, Barthow
n'avait pas son pareil pour délier les langues. D'une manière ou
d'une autre, ce Caïnite arriverait à savoir la vérité et à
discerner les mensonges. Pire encore, elle était impitoyable et
n'éprouvait aucune pitié.
Les cinq membres de la meute se dévisageaient, attendant que leur chef
prenne la parole.
Les « Artistes du Sang » allaient partir en chasse. Le
premier pion de l'échiquier était lancé.



* *

Chacun chassait de son côté.



De Nethis faisait appel à son influence auprès de la « bidoche »
pour la mettre ensuite au frais. La belle Barthow fit de même.
Les deux Caïnites avaient d'ailleurs à eux deux réunis les dix
proies. Mais, Fillen le Tzimisce, Reybbs et le Ductus avaient du mal
avec cette soirée. La malchance sans doute. Non... la première
épreuve étaient justement de réunir autant de personnes malgré
les allées et venues incessantes de descentes de Police luttant
contre le tueur psychopathe et aussi de les garder en vie
suffisamment longtemps malgré les pulsions meurtrières du Sabbat.
Il n'était donc pas étonnant que la moitié de la meute ait du mal à
trouver des victimes. Les meutes de nouveaux nés eux, avaient encore
davantage eu de problèmes notamment avec la Police.
L'épisode le plus troublant fut encore celui de Reybbs, il avait
finalement réussi à trouver quelqu'un... Un basketteur fêtant sa
victoire mais comme il était noir, il fêtait sa victoire seul. Le
Malkavien n'eut aucun mal à le mettre hors d'état de nuire.
Mais alors que des voix l'assaillaient après son repas, une certaine
tension retint l'attention de sa bête. Et instinctivement, elle
observa loin devant elle dans les branchages du parc dans lequel elle
venait de prendre sa proie. Une nuée noirâtre habitait le cœur de
la forêt. Il s'en dégageait des pulsions meurtrières si
puissantes que c'était tout le corps de Reybbs qui frémissait. Au
milieu de ces ondes, des lueurs rougeoyantes inondaient cette
obscurité. Pris de vertige, Reybbs s'effondra à moitié, puis,
redressa la tête. La lueur avait disparu ainsi que les voix. Reybbs
pensait avoir rêvé...


* * *

Retour à l'hôtel Ambassador.



Chaque Caïnite les avait ramené et emmené à l'étage -8.
Seulement voilà, De Nethis faisait confiance à son hôtel et
l'heure était à la séduction gracieuse, sensuelle, soit une
première mise en bouche, une première alarme vint la troubler.
Quelqu'un s'amusait dans l'hôtel.
Le Ductus seul alors descendit se rendre compte. Rendu à l'étage
-8, Cullen observa les dégâts. L'hôtel n'avait pas été conçu
pour accueillir un cachot et tout était relié à un disjoncteur,
les geôles y comprises. Ainsi, la grille des prisonniers était
grande ouverte. Cullen se retourna pour remettre en fonction
l'électricité mais il ressentit une présence dans son dos. L'une
des victimes se tenait là devant lui armé d'un tesson de
bouteille. Une sorte de dealer mais simplement vêtu d'un caleçon pourvu de petits cœurs roses. Il abattit son poing et le verre
racla la peau du Lasombra.
Le Lasombra secoua la tête et entra dans une fureur inégalée. Il
sauta à la gorge de son assaillant et en arracha un bout d'un simple mouvement de tête. Les cris des prisonniers retentirent.
Ils eurent une réaction curieuse : s'enfermer dans les geôles pour
se protéger de ce monstre.
Le Lasombra n'en avait pas terminé. D'un mouvement de la main, il
plongea à l'intérieur des viscères du malfrat et arracha le tout
puis sectionna chaque membre de rage. Le sang giclait sur les murs.
Les viscères, les membres, les organes tout était étalé dans un
amas spongieux, visqueux.



Bienvenue dans le Sabbat.
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Mephysto
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Lun 16 Fév 2009 - 11:55

Aéroport en construction Long Beach Airport

Le Sabbat aimait le sang, le plaisir de chasser, les combats entre prédateurs. Le festin de sang était le maelström de la perversité dégénérée et monstrueuse du Sabbat. Pas moins de 40 Caïnites étaient présents. Ou du moins, n'allaient pas tarder à participer.
Les Artistes du Sang et les Intouchables arrivèrent en même temps. Chaque Sabbatique se dévisagea. Ainsi, ils firent la connaissance d'Elina Rodriguez la jeune Assamite Anti-tribu fraichement étreinte. Fagina Al' Hari Ductus des Intouchables effectua les présentations et recommanda la nouvelle recrue pour entrer dans la meute du Lasombra Cullen. Ce dernier accepta. Il était quelque peu suicidaire de refuser quelque chose à un membre de la Main noire.
Avançant vers le gigantesque hangar en construction, les Chasseurs de tête assuraient la sécurité. Un des tzimisces de la meute avait revêtu pour l'occasion une sorte d'armure d'os. Ses épaules étaient recouvertes d'épais crânes humains tandis que son dos et son ventre étaient protégés par une carcasse d'os et de côtes s'entrecroisant pour former une armure impossible à traverser. Cette armure avait été confectionnée par l'Evêque Dowel en personne et la rumeur voulait qu'il avait mis un an à la construire. C'était donc un honneur que de porter un des ouvrages créé par les mains de l'Evêque. Jaugeant les individus, il les laissèrent entrer. Entrant dans le hangar, l'atmosphère était à la fête. D'un côté, un Ductus d'une meute itinérante appuyait à grand renfort de coups de poings sa décision pour l'avenir de ses pairs à son prêtre. Pas mal de Sabbatique hurlaient de joies, de plaisir devant le combat improvisé. A quelques mètres, la prêtresse des Chasseurs de tête étudiait la résistance humaine. Elle trempait un humain dans de l'huile bouillante. Bien sûr des cris emplissaient le hangar mais les cris étaient monnaie courante lors des festins de sang. Un peu plus loin dans leur coin, les Evêques s'interrogeaient entre eux sur ce nouvel Archevêque.
En entrant, De Nethys se dirigea vers les Evêques. Son Ductus la suivit du regard avec une certaine crainte... D'autres, au contraire, comme la meute de La Marque de Cain, ricanaient.
L'Evêque Tanner, un vampire du Clan Lasombra réputé pour sa brutalité, l'accueillit. L'entretien fut assez bref et c'est finalement avec des excuses que la Ventrue Anti-Tribu se retira des pontifes du Sabbat.
Les ricanements montèrent.
« Alors on va sucer les pontes? Railla Eloïne Charvi une autre Ventrue Anti-Tribu de la Marque de Cain. Cette nouvelle n'avait à peine quelques semaines d'étreinte mais elle avait déjà réussi à mater des ennemis âgés et puissants. Elle était donc sûre d'elle.
De Nethys l'observa puis de sa classe naturelle, elle renvoya la nouvelle née auprès des siens. La réaction fut immédiate. Son poing partit dans la direction de son opposante qui ne broncha pas. Une valse de coups suivirent. Finalement, De Nethys laissa sa bête l'emporter. Le combat reprit de plus belle mais l'autre commença à reculer devant les assauts incontrôlables de De Nethys. Finalement, pour bloquer une attaque, Charvi se protégea de son bras qui vola dans les airs mais finit par repousser son adversaire d'un dernier coup qui sombra en torpeur.
La Caïnite se redressa en boitant durement. Jamais quelqu'un l'avait mis autant à mal et puis, elle avait perdu une main dans l'affaire mais elle avait gagné. Cullen tira un corps sanguinolent au-dessus de sa soeur qui finit par s'éveiller de sa torpeur. Les deux Ventrues Anti-tribus se fusillèrent du regard. Une rivalité certaine était née.
Tous les Sabbatiques étaient présents quand soudain des mouvements se firent sentir. Les Artistes du Sang se regroupèrent car leurs rivaux arrivaient. Les Ailes Noires firent leur apparition. Tous les Caïnites les laissèrent passer. Ils se déplaçaient avec souplesse et c'est sans doute eux qui incarnaient le mieux le sens du prédateur.
Le premier, leur Ductus, avait un nom assez peu prononçable mais tout le monde l'appelait « le Lion ». Personne ne pouvait le stopper quand sa colère commençait. Au teint ébène, il affichait une corpulence impressionnante et personne ne se permettait de se moquer de lui. Il ne valait mieux pas d'ailleurs. Son Second légèrement sur sa gauche le suivait comme son ombre. Vêtu d'un costume noir, et d'une chemise blanche, il tranchait avec le reste du Sabbat. Il incarnait une certaine prestance. Et c'était sans doute celui auquel on pouvait davantage parler. Mais il avait un talent lui permettant de savoir beaucoup de choses sur les gens qu'il rencontrait. Les deux autres, toujours flanqués ensemble, suivaient. Jean, vêtue d'une somptueuse robe de soirée rouge sang, attirait les foules. Ses prunelles noires tranchaient avec son robe. Son caractère froid, dédaigneux, calculateur refroidissait toutes les ardeurs des Caïnites un peu aguicheur.
La tenant par la taille, son « amant » suivait son rythme d'un pas flottant mais déterminé. Jyce Garnorth était de son âge humain plus … âgé. Il devait bien avoir la cinquantaine bien tassé. Mais comme chaque membre de la meute, Jyce était à ne pas prendre à la légère. Sa voix impérieuse imposait le respect et nul n'osait briser l'osmose du couple sans s'attirer les foudres des Lasombras. Après tout, ils avaient eux-même détruits leur Père pour avoir témoigner des « sympathies » pour la Camarilla. Non, chaque membre des Ailes Noires représentait un pivot de la meute et l'individu les sous-estimant commettait une très grossière erreur. Sa dernière probablement.
Les Evêques s'étaient retournés à leur apparition. Nul doute qu'ils avaient devinés que les Ailes Noires viendraient leur rendre une petite visite. Mais une meute a plus de poids qu'un individu seul.
Ainsi, De Nethys jeta un bref coup d'oeil dans la direction de la personne à l'origine de la dernière altercation. Eloïne Charvi dévorait du regard les Ailes Noires.

Vos Excellences... Bonsoir. Articula le Ductus des Ailes Noires d'un voix légèrement dédaigneuse. On nous a … convoqué pour ce festin de sang. Mais, nous n'avons pas encore vu où il était.

Tanner, l'Evêque sans doute, le plus prestigieux et/ou le plus craint, du haut de ses deux mètres, observa avec dédain le Ductus mais répondit néanmoins à son interlocuteur.

Il ne nous a pas encore honoré de sa présence... M...

Le tambour des combats derrière s'arrêta. L'Evêque tourna la tête derrière lui sans poursuivre pour autant. L'ensemble des vampires observa au delà du cercle des Evêques comme hypnotisé ou plutôt effrayé. Quelque chose approchait. Au delà du fauteuil de chair et d'os habituellement réservé à l'Archevêque, dans la brume obscure du fond du hangar, une entité approchait. Les plus jeunes frémissaient et commencèrent instinctivement à prendre la direction de la sortie. Les Evêques eux-même avaient reculé d'un pas. Tous avaient ressenti cette noirceur aveuglante, cette pression d'horreur qui détruisait la volonté des individus. Des pas dans l'ombre résonnaient sur le sol froid, humide. La communauté du Sabbat s'était littéralement figée devant l'arrivée du nouvel Archevêque. Anticipant ses pas, une brume noire l'accompagnait. Les plus expérimentés connaissait cette brume. Elle émanait des Ombres. Le seul indice permettant de distinguer le corps de l'Archevêque du noir absolu était ses yeux rouges. Une brume rouge vive étincelait de ses yeux. A chaque pas lent vers la communauté, les Caïnites frissonnaient non pas de froid, mais de peur. Une peur inextinguible, une peur émanant de la Bête elle-même. La nouvelle née des Assamites Anti-tribu commença à fuir quand Cullen l'arrêta net de sa poigne.

Arrivant sous les luminaires du hangar, Raynor Einhart observait son assemblée. Cet Ancien, malgré l'horreur qu'il dégageait, était séduisant. Il ne devait pas dépasser la trentaine du moins en apparence. Il affichait un petit sourire apaisant mais la noirceur de cette aura ne trompait personne.
Il était vêtu d'un long imperméable noir tâché de sang. Semblant venir d'un autre âge, il devait être fait sur mesure. Il s'installa sur le fauteuil réservé à l'Archevêque sans sourciller. Les Evêques avaient reculé au niveau du reste des autres Sabbatiques, seul Tanner restait au devant bras croisé, mais un détail montrait qu'il n'était pas à l'aise. Ses mains étaient crispés ou plutôt tétanisées sur ses bras.

La voix de l'Archevêque tonna dans le hangar :
Bonsoir, merci à vous d'être venu si nombreux. J'affectionne tout particulièrement l'organisation du buffet. Il est parfait , fit-il référence d'un signe de la main en désignant les corps suspendus sanguinolents.
Maintenant la raison de ma présence ici...Votre ancien Archevêque était faible, et ne méritait pas ce poste. Il faut au Sabbat des personnes de pouvoir.

De Nethys comme certains Ductus au premier rang pensèrent : « Si l'Archevêque était faible, que suis-je moi...? »
L'Archevêque dévisageait chacune des personnes au premier rang et s'arrêta sur les personnes qui avaient de telles pensées. Un sourire sinistre apparut sur son teint blafard. Les ondes rougeoyantes de ses yeux s'illuminèrent davantage. Il poursuivit :
Je l'ai donc achevé, admit-il simplement.
Anticipant les esprits interrogateurs, une tentacule noire apparut au dessus du siège un objet rond en main puis lança son contenu aux pieds des Evêques. C'était la tête de l'Ancien Archevêque. Voilà qui était une offense directe envers la hiérarchie du Sabbat. Le silence de l'assemblée se prolongea, leurs yeux rivés sur la tête.

J'ai donc pris sa place d'Archevêque.
Avant même l'interruption, Einhart plissa les yeux en direction de l'immense Evêque.
Avec tout le respect auquel on vous doit Excellence, … de quel droit briguez-vous ce poste? Personne ici ne vous connait. C'est la raison pour laquelle moi, Evêque du Clan Lasombra William Tanner vous défie selon les rites de la monomachie.
Le rite de la monomachie, rite parmi les plus prestigieux du Sabbat opposant ses participants à un duel à mort, le vainqueur s'il s'agissait du défiant, il obtenait le titre en question. Le défié, si lui était vainqueur, montrait qu'il était fait pour ce poste.
L'Archevêque se redressa quittant son siège et observa l'Evêque. Son sourire ne se départissait pas de son regard sinistre. Le Caïnite l'avait prévu. Il semblait même avoir tout prévu.
C'est d'accord, je vous laisse choisir l'endroit et le moment. L'Evêque Dowel s'occupera de la légalité du rite.
Maintenant, tout de suite, ici, autant en finir tout de suite avec un usurpateur!! cracha l'Evêque.
Très bien, fit-il sans surprise. L'usage de l'ensemble de nos pouvoirs est donc autorisé.
L'Archevêque, soulignant le mot ensemble, s'était déjà tourné pour observer un coin de la pièce. Une forme sombre s'y tenait. Des luminaires derrière son siège apparurent faisant apparaître une gigantesque arène de combat. Tout avait été préparé. La forme sombre, elle, avait disparut avec l'activation des grands panneaux lumineux.
Les Sabbatiques s'installèrent de part et d'autres des estrades. La tension montait. Elina Rodriguez fut d'ailleurs plongé en torpeur par un long pieu en bois par Fagina Al' Hari. La membre de la Main Noire était intriguée par ce vampire...
Le silence se poursuivait. Seul le grincement du bois et du métal des estrades raisonnaient dans le hangar.
Les deux Caïnites se faisaient face.

L'Archevêque se tenait bras croisés sûr de lui. En face, Tanner était en position de combat. Réagissant au quart de tour après le signal de l'Evêque Tzimisce, une bulle d'ombre gigantesque apparut. Elle faisait bien 25 mètres de diamètre.
D'épaisses « pattes » noires émergèrent de la bulle – et semblaient provenir de la place de l'Archevêque – et s'enfoncèrent dans la brume. Des craquements sinistres se firent sentir. Plusieurs chocs sourds se firent entendre. Le sol se lézarda jusqu'à venir se propager jusque dans les tribunes. Les téméraires au premier rang commençaient à reculer craignant d'être touché dans l'affrontement qui prenait des dimensions insoupçonnées.
Au bout de quelques minutes, des cris provinrent de l'ombre. C'était Tanner. Ses cris de souffrance étaient insoutenables. Non. Pas pour le Sabbat.
L'Ombre se disloqua, une sorte d'implosion. La bulle avait « éclaté » Chose qui était impossible, les Lasombras connaissant leur pouvoir écarquillèrent les yeux surpris par ce qu'ils venaient de voir. L'ombre regagna les aspérités du hangar.
Le combat était terminé.

Raynor Einhart tenait par le cou l'Evêque démantibulé, ses os réduits en bouillis. « Mauvais calcul, siffla le vainqueur »
D'une prise rapide, l'Archevêque étêta le corps de l'Evêque. Sous le choc, la cage thoracique céda et s'ouvrit en deux.

L'Archevêque laissa retomber la dépouille et observa les autres Caïnites. L'Evêque Tzimisce approuva la fin du combat.
« Bien... Cette chose étant faîte, je ne pense pas être interrompu une nouvelle fois. Je me nomme donc Raynor Einhart et je suis un Gardien, un vampire du Clan Lasombra. Je vous ai donc fait venir pour me présenter et vous présenter quelques requêtes. Mais l'heure n'est pas encore assez avancée. Tachez de profitez de cette soirée... »

Imitant leur nouvel Archevêque, il regagnèrent la salle principale et malgré la tension omniprésente, devant l'abondance du sang, l'esprit du Sabbat l'emporta. L'effervescence du combat, du sang, de la torture abâtardis par des tambours au son assourdissant. Ainsi, Cullen eut une brève altercation avec le Ductus des Ailes noires. Le Lion remporta la victoire en expédiant le Lasombra dans une vieille armoire remplie d'outils. Un seul coup avait suffit.

La voix de l'Archevêque se réverbérant contre les structures métalliques du hangar sonna la fin des festivités.

« Maintenant que nous avons tous pris plaisir – trois corps gisaient à ses pieds – à ce festin, je vais vous indiquer la raison de ... »
L'Archevêque parcourait l'assemblée des yeux quand il s'arrêta sur l'un des participants. Plissant les yeux, la fureur s'affichait sur son visage. Une boule de feu émergea de l'une de ses mains s'abattit sur le participant en question qui hurla dans une gerbe de flamme. Tout les Sabbatiques avaient sursauté et réagi en s'écartant de la victime encore fumante. Einhart se justifia devant les yeux ébahis de l'assemblée.
« Il s'agissait d'un Nosferatu n'appartenant pas au Sabbat. Il comptait vendre certaines informations. Je ne pouvais le permettre. Tout individu qui n'est pas avec le Sabbat est contre lui.
Comprenez-moi bien.
Los Angeles éradiquera la Camarilla de ses frontières et sera le moteur de la conquête des Etats-Unis. » La Clameur des plus jeunes Caïnites approuvèrent.
« Ensemble nous lutterons encore davantage contre les antédiluviens, ces abominations... Tous, nous allons prouver que le Sabbat existe aux yeux de tous ses ennemis!!!
Maintenant, la raison de ce festin de Sang. Un petit tournoi va être organisé entre chaque meute de la ville. Cela nous permettra à nous , il précisa de la main lui et le cercle d'Evêques, de vous donner des missions bien particulières. Celle qui remportera le tournoi aura une mission à la hauteur de ses compétences. Ce tournoi durera 5 mois. Sur le même principe que certains sports, la meute gagnante remportera 3 points. Nul besoin d'ajouter que l'ex aequo sera très rare... Allez maintenant. Faîtes honneur au Sabbat. »
L'Archevêque fut accueilli dans ses dernières paroles avec toute la ferveur et le fanatisme auxquels étaient empreints les jeunes Caïnites.
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Lun 16 Fév 2009 - 11:55

* * *
Chapelle des Artistes du Sang.

Plusieurs heures étaient passées, De Nethys s'était occupée d'un serviteur récalcitrant avec tous les égards dont était capable un membre du Sabbat. Il avait brûlé dans une limousine ainsi que quelques cadavres pour permettre de classer sans suite quelques affaires...
Mais la nouvelle n'était pas encore là. L'abbé de la meute, le maître d'hôtel avait disparu. Seul une lettre leur avait été retournée à l'aube.
L'enveloppe de qualité supérieure indiquait une lettre d'une haute provenance. L'Archevêque? Non... La présentation semblait plus polie, plus respectable, presque agréable pour peu que l'on aime les hautes sphères.
Une lettre parfumée, aux douceurs et contours alléchants, annonçait la première rencontre entre les Artistes du Sang et le Tueur de la ruelle de sang. Mais ils ne le savaient pas encore.
« Mes amis,
Je tiens d'abord à m'excuser pour la disparition de la personne qui s'occupait de votre logement. Son goût était succulent. Une petite touche salé entourée d'un petit Bordeaux de France accueille une mise en bouche agréable.
Ainsi donc, j'ai cru comprendre que vous étiez les plus raffinés parmi les vôtres. Une chose très appréciable quand on sait ce que l'on va être amené à se divertir ensemble. Mais pas tout de suite...

Amusez-vous d'abord.
Très Cordialement.

H.L »

L'ennemi, le véritable, s'était annoncé. Il semblait connaître beaucoup de chose. Que cela cachait-il?Etait-il véritablement humain?
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Ven 27 Mar 2009 - 18:31

Quelque part à Los Angeles...

Dans une pièce lumineuse ornée par le savoir de plusieurs générations accumulées, H.L. Lisait avec délectation des ouvrages renseignant sur le monde d'en dessous. Comme tous les ouvrages possédés en ces lieux, ils dataient de plusieurs siècles. Les Caïnites eux-même ignoraient que tant d'ouvrages décrivaient leur non-vie.
De sa voie mielleuse, il leva la tête et s'adressa à un jeune adolescent qui par son allure, montrait que son seul plaisir était de dévorer les ouvrages de bibliothèque.
« Romuald, pouvez-vous me rappeler la date de la Convention des Epines...? » demanda-t-il d'un ton pédagogue et plein de compassion.
1493, Maître Jameson, répondit-il au tac au tac. Ou encore Convention de Thoron ou Thorns. Cette Convention devait prendre le nom de la ville qui a servi pour mettre fin à la Révoltes des Vampires Anarchs. Mais l'épée de Cain nouvellement formé en refusa les termes et anéantit la ville et ses occupants. »
Le Maître désigné, probablement par l'étudiant, inclina la tête avec approbation et esquissa un sourire.
« C'est bien ça mon garçon. » H.L. se replongea dans sa lecture et marmonna.
« Voilà, j'ai trouvé, l'Ordre des Cagoules Noires. »

L'étudiant approcha mais le maître décelant l'arrivée de son étudiant referma le livre. Le jaugeant du regard, il répondit. « Une très ancienne secte apparu sur le Vieux Continent vers les années 1500. Des Vampires qui ont décidé de se retirer du Monde. On ne sait pas ce qu'elle est devenue.

« Romuald... Que nos Agents nous ont-ils appris aujourd'hui...?
Les meutes de l'Epée ont commencé... Enfin certaines. Seul les Artistes du Sang et la Marque de Cain n'ont pas commencé.
Le lieu?
La grande décharge au Nord Ouest de la ville. »
Tandis que le jeune étudiant annonçait ses informations, le Maître s'était levé, pour enfiler une veste de haute couture ainsi qu'un chapeau blanc habillé d'un fin tissu de soie noir. Enfin, une écharpe noire vint couvrir la gorge de l'homme âgé. H.L. Avait déjà largement dépassé la vie d'un simple humain. Il était né en mai 1815 de la belle Marie Waleska et devait prétendre à la comté mais son frère aîné l'avait devancé et à cette époque notamment à la mort de la Comtesse en 1817, il n'y avait pas de place pour les seconds... Hannibal erra jusqu'à Varsovie, lieu et domaine des Voïvodes...
« Maître... Vous ne comptez pas tout de même y aller. Le Maître Dirtson dit lui-même que vous avez énormément apporté à l'Arcan...
Apprenti Romuald, apprenez à savoir votre place. » Le vieux Maître posa une main sur l'épaule du jeune apprenti.
Le jeune Romuald pensait que H.L. devait bien approcher les 70 ans mais sa vigueur, sa force étaient celle d'un de ces gaillards présentés sur les photographies pour les jeux olympiques d'été de 1936.
Le Maître se retira et se dirigea vers ses quartiers. A l'intérieur, il repoussa un lourd battant. Il devait bien faire 50kg empêchant les plus curieux de l'ordre venir intriguer dans son antre. D'ailleurs, H.L. n'avait pas laissé seulement un simple moyen pour bloquer l'entrée. D'autres substituts avaient été employés. On pouvait prendre l'exemple d'une marche traître juxtaposée à la porte d'entrée entraînant une herse de pieux de bois sur la victime. Mais ce genre de piège n'était pas assez raffiné pour ses goûts sanglants.
L'éclairage assez spartiate révélait une chambre dont le confort laissait lui aussi à désirer. Il y avait simplement un bureau couvert de poussière et un lit aux draps impeccablement tirés. Le Maître, ainsi désigné, ne devait pas vivre souvent en ces lieux. A l'intérieur du bureau fermé à clé, plusieurs bouteilles d'un verre assez sombre étaient disposées. Une petite étiquette signait leur provenance : 1915 – Goule prussienne, c'était un exemple. Certaines indiquaient des catégories sociales, d'autres la nature de la personne et à proximité les restes d'un repas bien entamé. Déversant un liquide rougeâtre dans une petite coupelle dorée, des bruits réguliers se firent entendre à la porte. Subrepticement, le Maître bougea le loquet de son tiroir ce qui eut pour effet de bouger le battant.

« C'est ouvert... »
Sans se démonter sur la qualité du liquide qu'il était en train de de siroter, un membre de l'ordre entra. Sa toge noire et ses armoiries indiquaient son rang. Un autre maître. H.L. posa une des bouteilles sur le bureau et la présenta en retirant l'étiquette d'un petit revers de la main.
« Maître Warrington... C'est une joie de vous voir. Permettez-moi de vous offrir un petit rafraichissement. Un bon cru d'avant-guerre.
Leska, vous savez très bien que je ne bois pas. Il faut avoir les idées claires pour appréhender le monde du dessous. Une erreur pourrait nous coûter cher. D'ailleurs, je viens de lire votre rapport sur les vampires dits Anarchs. Votre rapport est clairement impressionnant. Donc selon vous, les Anarchs comptent prendre la ville au Sabbat.
Oui...Oui, dit-il d'une voix douce et mielleuse. Ils se rassemblent. En quatre siècles, il n'y a jamais eu de précédent.
Et selon vous, que le Sabbat va t'il faire? Leur nouvel Archevêque devrait réagir non?
Très certainement. H.L. Plissait les yeux, ses idées cogitant au delà du possible.
Enfin bref... »
Le Maître se posa sur une des chaises devant le bureau et baissa la capuche de sa toge pour mieux observer la chambre.
« L'ordre tient à vous remercier d'avoir proposé ces lieux. Mais... Pourquoi une telle privation, votre chambre est vraiment à votre aise? Demanda t'il en observant Leska.
Elle l'est. Je n'ai pas besoin de plus. Vos écrits sont pour moi d'une rare richesse. Rien d'autre ne saurait me ravir davantage. Excepté ceci, fit-il en souriant et posant le bout des doigts sur la bouteille.
Mais Leska nos écrits n'ont jamais autant avancé depuis votre arrivée et...
Que de questions Warrington. Le savoir découle de l'expérience et les méandres des connaissances n'ont d'égal que la complexité de l'âme humaine. »
Rangeant sa coupelle et sa bouteille dans son bureau. « Je regrette Maître Warrington mais je dois assister à un spectacle ce soir. Fit-il en le raccompagnant à la porte.
Ah euh oui... Très bien. » Le grand Maître les traits tirés devant des années passées à étudier des ouvrages aux connaissances perdues à travers les âges suivit Leska jusqu'à la bibliothèque où ce dernier disparut dans la nuit. Warrington frissonnait devant le Maître Leska et pourtant, il en avait vu des choses étrange de sa longue vie.


* * *

Décharge Plexinton Nord Ouest de Los Angeles.

En contrebas, le combat faisait rage. Le Monstre de fer de la Marque de Caïn contre l'agilité de la jeep des Artistes du Sang. H.L du haut du pile de voitures froissées, de taule broyée, de carcasses empilées, observaient avec attention chaque membre du Sabbat. La moitié des membres de la Marque de Caïn avaient été rapidement hors d'état. Suivirent le Tzimisce largement transformé et la Toréador anti-tribu mais une force était à l'oeuvre. Et le Tueur de la ruelle de sang avait déjà compris quelle était cette force. De ses poings rougeoyants, la Ventrue anti-tribu se débarrassa en quelques secondes de deux membres expérimentés du Sabbat. Elle n'avait que quelques nuits. H.L observa le pendentif qu'il avait à son cou, il scintillait d'une lueur verdâtre et oscillait. H.L souriait. Le combat devenait intéressant.
Un petit brouillard noir apparut et enveloppa les Artistes du Sang survivants. C'était un brouillard noir qui ferait fuir n'importe quel humain. Mais Hannibal Leska – s'il s'agissait de son vrai nom – n'était plus mortel. Il était unique. Un immortel parfait à ses yeux. Et le pouvoir de l'Obténébration ne lui décrocha qu'un sourire inquiétant.
Les Artistes du Sang sortirent du brouillard. Le combat arrivait à son terme. Le Malkavien anti-tribu des Artistes du Sang achevait la Ventrue anti-tribu. Il restait debout seul. Mais les Artistes du Sang avait gagné.
H.L observa son pendentif. Il avait perdu son oscillement et sa teinte lumineuse. Le Tueur reposa son regard sur le Ductus. Attiré par l'éclat du pendentif, Cullen fit de même, après s'être relevé. Leurs regards se croisèrent. A cet instant précis, Cullen savait pertinemment que dans cette histoire de tueur de ruelle de sang, ce n'était pas lui là bas sur la carcasse de voitures qui était la victime. H.L était le prédateur, un chasseur de vampire en son sens. Mais la preuve qu'il était là, démontrait qu'il en savait long sur les Caïnites.

H.L fronça les sourcils et regarda autour de lui.
« Désolé Monseigneur, vous êtes arrivés trop tard » acheva H.L en quittant le site des jeux du Sabbat. A quelques centaines de mètres, des yeux rouges émergèrent d'une ombre noire.


Ainsi donc s'acheva le premier jeu des Artistes du Sang et la découverte d'une Infernaliste. Le Ductus de la Marque de Caïn s'était rendu dans la Chapelle de l'Archevêque Einhart. Il ne fut nullement surpris par la nouvelle. Ainsi, l'Archevêque assura avec fermeté – le Ductus perdit un bras pour la négligence d'observation - qu'il prendrait les mesures adéquates pour résoudre le problème. L'Inquisition serait saisie.
Quant aux résultats des jeux. Les Ailes Noires s'annonçaient favori et avaient vaincu les Intouchables soit la meute de Fagina Al' Hari. Les Chasseurs de Tête avaient été battu par les Combattants de l'Epée qui avaient décidé de participer aux jeux.
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Sam 25 Avr 2009 - 17:42

Mars 1939

En Europe, la montée du Nazisme se faisait oppressante. Et pour une fois, les Caïnites autant Sabbat que Camarilla s'étaient retirés de ce conflit lié aux mortels. Le Sabbat avait d'ailleurs bien d'autres problèmes.
Des poches de résistance Anarchs se formaient de plus en plus sur la côte Est des USAs. Et à Los Angeles, le Sabbat était « paralysé » par les mortels du fait des meurtres du « Tueur de la ruelle de sang ». Entre septembre 1938 et mars 1939, plus de 60 meurtres lui ont été imputés dans l'état de Los Angeles. Mais les autorités firent remarquer que le taux de meurtres avait largement diminué ces derniers mois. Pour rassurer les populations, de larges spots publicitaires faisaient l'apologie de l'armée américaine et de ses systèmes de défense. « Le tueur a sûrement du taire ses méfaits ou a du quitter l'Etat. »

La vérité était tout autre.

Basilique Sainte Marie
Raynor était seul dans sa chapelle. Il avait même demandé à ne pas être dérangé. Cela faisait 3 semaines qu'il n'était pas sorti de sa salle de réception. Et personne ne savait pas ce qu'il réalisait à l'intérieur. La Basilique avait été entièrement remanié. L'autel propre au prêtre était devenu une sorte de trône. La pierre blanche encadrant la voute de la basilique était devenue noire. Les vitraux eux-même étaient devenus noirs. On pourrait dire que la Basilique était construite à partir de pierre de lave mais l'essence même de l'Archevêque avait imprégné les murs. Ou du moins son intérieur. A l'extérieur, c'était un simple monument en réfection. Oui, un jour, un petit gang voulut s'en servir de squat mais ils n'en ressortirent jamais.
Raynor en 3 semaines n'en ressortit qu'une lettre à la main arraché au reste encore fumant de son servant qui avait hésité avant de le déranger. Visiblement, il avait opté pour le mauvais choix. Einhart alluma un cierge s'installa sur un banc pour mieux observer la lettre qui lui était adressé. Une écriture émanant de l'époque Victorienne lui révéla qui était son auteur.

« Cher Excellence,

Si ce titre représente quelque chose pour vous, il est possible que mon raisonnement soit erroné et je vous adresse mes excuses. Monsieur Einhart quel est donc cette odeur qui plane autour de votre personne. Cette odeur de chair brûlée qu'aucun parfum ne saurait caché. Une odeur qui semble daté de plusieurs siècles. La Convention de Thoron, n'est-ce pas. Cet endroit même où vous avez disparu.

Vous n'êtes pas réellement du Sabbat. Et vos actes, votre façade en témoigne. Je n'ai jamais pu vous croiser et je serais probablement mal avisé de le faire. Alors que venez-vous faire ici à Los Angeles? Ce n'est pas pour le Sabbat n'est-ce pas?
Alors que recherchez-vous si ardemment? Que recherchez-vous au point de sortir de plusieurs siècles de silence et de risquer votre non-vie en vous dévoilant? C'est une bonne énigme. Et je pense que je suis sur une piste si je vous indique « Ordre des Cagoules Noires » »

L'Archevêque se redressa d'un bond et parcourut la chair pour s'asseoir sur son « trône ». Le papier à lettre était légèrement déchiré. La lueur rouge des yeux de l'Archevêque fulminait. H.L. Avait encore une fois raison.

« Même si un lien vous unissait avec l'Ordre, il ne nous indique pas votre but réel et les moyens de vos objectifs. Mais là encore Monsieur Einhart, vos pensées vous trahissent. Cet intérêt est néanmoins réciproque.
Votre Excellence, je vous souhaite une excellente soirée. »

L'Archevêque termina sa lecture avec un certain rictus malsain et froissa la lettre et la jeta devant son trône. En heurtant le sol, une lueur verte illumina la Basilique obscurcie par les ombres. La lettre disparut dans un embrasement soudain.



* * *

Un petit contingent de Caïnites passèrent de barrage de Police à la périphérie de Los Angeles. Sans pour autant passer à la Basilique Sainte Marie pour rendre visite à l'Archevêque, la petite brigade de l'Inquisition pointait le bout de son nez. Ce fut la meute la marque de cain qui eut l'honneur et le privilège de faire connaissance avec le Seigneur Derright du Clan Ventrue anti-tribu. Et pour marquer le déplacement, c'est une escouade de 7 Caïnites qui étaient intervenus. Jullian Berish eut la chance de ne perdre qu'un bras pour négligence...
La seconde personne qu'ils allaient rendre visite était l'appelant soit l'Archevêque en personne même si en réalité, c'est un Evêque qui en a assuré l'exécution. La raison était évidente. Einhart avait certes déjà vécu cette époque mais en des espaces différents et il devait demander l'aide de sous fifres pour l'organisation de certaines tâches.
Ce fut donc à la Basilique que le Seigneur rencontra l'Excellence Einhart. Les 6 autres Inquisiteurs suivaient le Seigneur comme son Ombre.
« Excellence Einhart, vous avez quémandé notre assistance. Je suis le Seigneur Derright. Nous avons bien pris acte de la présence de serviteurs des démons. Votre demande est donc justifiée, fit il d'un ton assez tranchant »
Derright avait perçu comme les autres inquisiteurs l'aura inhabituelle émanant de l'Archevêque. Mais des dizaines d'années à forger son caractère et son corps contre les menaces de l'infernalisme avaient fait de lui un homme impassible. Les autres néanmoins étaient restés de chaque côté de la pièce n'approchant pas.
« Bonsoir Seigneur, quel plaisir de voir des membres de l'Inquisition dans mon humble demeure. Fit-il d'un ton mielleux assis sur son trône d'ombre. Que puis-je pour vous maintenant?
L'Inquisition observe CHAQUE Caïnite et aucun ne saurait faire exception à la règle. Excellence...
Je vous en prie, faîtes-donc, termina t'il simplement d'un haussement d'épaule tout en ne se départissant pas de son sourire captieux. »
Le Seigneur s'approcha et examina l'Archevêque grâce à la Domination. Au bout de quelques minutes, le Sergent de l'Inquisition se recula et partit s'entretenir avec un homme encagoulé se tenant dans un coin de la pièce.
La voix de l'Archevêque raisonna dans la battisse.
« Seigneur Derright, si vous doutez, je puis donner de ma Vitae pour vous assurer qu'aucun Démon ne m'a jamais perverti. Enfin, si vous disposez d'un thaumaturge. »
L'inquisiteur se pinça les lèvres. L'Archevêque semblait deviner chacune de ses intentions. « Eh bien... Oui pourquoi pas. Près de l'autel , il y a des coupelles pour les rites. Prenez-en une. Nous disposons effectivement d'un thaumaturge... »
L'Archevêque oscilla lentement de la tête et s'exécuta. L'homme arborant une légère écharpe violette griffée des insignes du Sabbat venait de démontrer qui dirigeait véritablement. Un simple Seigneur n'y pourrait rien.

Bien entendu, l'Inquisition se rendit à l'Hôtel Ambassador et l'environnement couronné de Mortels n'était pas vraiment pour leur plaire. Ainsi, lorsque le Ductus des Artistes du Sang Carlisle Cullen rencontra le Seigneur Derright, leur entretien commença sur un mauvais pied. La bonne nouvelle, c'est qu'aucun membre de la meute n'avait été éliminé. Les mauvaises nouvelles étaient nombreuses. Cullen était sur la sellette. De Nethys avait une odeur de mort planant sur sa tête. Son retour à Los Angeles serait sans doute de bien mauvais augure.
Et le combat contre les Intouchables, la meute de Fagina Al' Hari, se profilait rapidement. Et l'objectif du jeu fixé par les Evêques n'était pas moins que l'élimination de l'infant du Prince de Houston par les Artistes du Sang. Les Intouchables avaient obtenu comme mission d'éliminer le Préfet.
Les Artistes du Sang devait donc se rendre sur une terre de la Camarilla et ce dans les plus brefs délais car la première meute qui ramenait le « trophée » - la tête de sa victime - remportait le tournoi. En cas d'ex-æquo une petite partie de dodge ball s'improviserait.

Première Partie

Après des débuts périlleux lors de la traversée, les Artistes étaient depuis bien trop longtemps devenus sédentaires. Les attaques en territoire ennemis commençaient à remonter. Il n'est donc pas étonnant que les Evêques aient planifié ce petit jeu.
Les Artistes avaient décidé d'intégrer le domicile de l'infant, qui était aussi celle du Prince. Malheureusement, pour eux, le domicile était vide et en plein centre du base militaire protégée. Il n'est donc guère étonnant que la meute après plusieurs mois d'inactivité en territoire ennemi, dut quitter les lieux précipitamment après la fouille de la maison.

Deuxième Partie

L'autre objectif possible était commun avec les Indomptables : l'Elyséum, sacrosaint refuge des Traditions de la Camarilla et des Anciens, tout ce que le Sabbat exécrait.
A peine arrivé, les voitures de Police étaient déjà sur les lieux, les portes du seuil d'entrée de la bibliothèque municipale arrachées. Les Intouchables étaient déjà dans la place.
Gina Barthow conduisait une Packard de 1937 ( http://images.forum-auto.com/mesimages/101369/packard-115-roadster-1937-b1.jpg ) et sous l'impulsion de sa meute galvanisée par l'excitation. La voiture déchira le cordon de police, vint heurter les portes restantes mais la voiture fit une embardée et entama des tonneaux dans le hall avant de finir sur le côté. Les Caînites des Artistes du Sang pétaient la forme. Bien au contraire, les jeux pour eux commençaient. Gina partit occuper la piétaille humaine tandis que Carlisle, Gabriel, et Johnathan devaient remplir l'objectif. Arrivant dans le hall complètement saccagé, une femme et deux hommes semblaient surveiller des portes battantes semblant donner sur un escalier en contrebas. Les sous-sols de la Camarilla. Les Artistes étaient chanceux. L'Infant du Prince, armé d'une simple Thomson, était venu en renfort dès qu'il avait pris l'incident. Mais là deux autres problèmes de taille s'imposaient. Le fléau Gangrel et la Primogène Tremere étaient aussi présents.
Se retournant, les Camaristes engagèrent. L'infant du Prince se servait de sa Thompson mais dépassé les 15 mètres, la mitraillette ne valait plus grand chose hormis faire du bruit. Le Gangrel avait déjà sorti ses griffes et la Tremere fit émerger un geyser d'eau autour des Sabbatiques à partir des canalisations d'eau rompues. Les Sabbatiques ne restèrent pas à rien faire attendant la mort ultime venir. Cullen rétorqua en renvoyant le fléau sur la Primogène qui l'abbatit sans même sourciller. Mais l'initiative de Cullen avait été bonne, la Primogène avait été bien entamée par le coup de griffe d'autant que le Lassombra enferma la Primogène dans une bulle d'Ombre la privant de toute visibilité. Néanmoins, La Primogène put encore utiliser ses dons pour drainer l'eau contenu dans le corps des vampires. Les Sabbatiques étaient sur le point de succomber mais le mur d'eau avait faibli. La blessure du Gangrel avait dissipé l'attention de la Primogène. Les Sabbatiques grâce à un effort de volonté purent passer mais complètement épuisés. Johnathan gisait même à terre complètement vidé. L'Infant refit surface mais fut rapidement éliminé par les Artistes. La meute de Fagina émergea de l'escalier et aidèrent les Artistes à s'en sortir. Un crâne fraîchement découpé se trouvait à la ceinture de la ductus ficelé grâce aux cheveux et un lacet improvisé passant au travers du nez. Enfin à la sortie de l'Elyséum, un fourgon garé devant attendait les Sabbatiques. L'Evêque Nick Forth les attendait.

Troisième Partie

Les Intouchables étaient arrivés finalement en ex æquo avec les Artistes du Sang. Restait la partie de Dodge Ball avait des balles en fonte. Seul des vampires savant manier leur sang pouvait espérer gagner. Fagina Al' Hari laissa son infante prendre la direction de l'équipe des Intouchables avec Philip Reynolds Brujah anti-tribu.
Et contre toute attente, le Brujah fut le premier à tomber en torpeur. Par contre Chanie William, l'infante Assamite leur donna du fil à retordre.

Mais Les Artistes du Sang avaient encore vaincu.

Prochaine étape : les Chasseurs de Tête pour traquer chacun un Loup Garou dans son caern.[url]
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Mer 3 Juin 2009 - 19:11

Le Périple de Denethys

La belle Ventrue anti-tribu avait décidé de s'accorder des « vacances ». Rien de tel pour un membre du Sabbat de rejoindre l'un des territoires de la Camarilla.
Denethys rejoignit un des hôtels contrôlés par sa Dame dans la belle ville de New York. La nuit suivante, Cynthia Caldwell passait les portes de la réception accompagnée de ses goules. Cynthia, comme son infante, aimait les belles parures mais dénotait une attention plus rigide que son infante.
Talons aiguilles beiges, jupes de même couleur serrée aux cuisses, une fine chemise blanche ne laissant entrapercevoir aucun pore de sa peau achevait le costume de la Dame. Et ce n'était pas n'importe quelle Dame. Il s'agissait des oreilles de la Camarilla de New York : une harpie. Elle connaissait toutes les ficelles et les secrets de la Camarilla de la ville.
Baisers et tendresse étaient de rigueur pour les retrouvailles de la Dame et de son infante. Mais le plaisir fut bref lorsque l'infante exposa la nature de la situation. La Dame proposa à son infante de rejoindre la Camarilla et inversement Denethys proposa à Caldwell la protection du Sabbat. Finalement, cette petite divergence de point de vue quant à la façon de voir l'humanité amena l'amaranthe de la Camariste par son infante. Néanmoins, Denethys était faible et la diablerie ne permis pas le succès escompté. C'est dans une effusion de sang que Denethys s'éveilla. La Caïnite, qui l'avait introduit en ce monde obscure et brutal, n'était plus et avait été réduit en poussière. La goule n'était plus qu'un amas de chair et de boyaux. Denethys se sentait alors plus puissante. Il fallait aller plus loin et servir encore davantage la Secte. Sa non-vie en dépendait. Et l'avenir lui donna raison.
Ses pensées la menèrent directement à l'Elyséum. Par la manipulation du gardien de l'Elyséum, des goules de Caldwell, Denethys s'introduisit aisément sur le territoire de la Camarilla. Parcourant les couloirs de l'Elyséum, elle parvint rapidement au bureau de sa Dame. Par chance, il n'y avait personne dans les couloirs. La Ventrue anti-tribu en profita pour fouiller le bureau et trouva facilement un coffre sécurisé dissimulé derrière une oeuvre d'art. La paroi blindée demeurait néanmoins le principal obstacle. Le second était le Primogène Brujah qui venait de faire son apparition. Denethys réussit tout de même à le tromper. Le Primogène aida la Sabbatique à ouvrir le coffre par leur force conjuguée. Finalement, Denethys avait obtenu les dossiers sur les secrets du Sabbat sans épreuve de force... Ou du moins, elle le pensait.

Fondation Tremere de New York

Le Primogène Brujah demeurait toujours Primogène de la ville de New York. La Camarilla restait après tout une lutte de pouvoir et d'influence à grande échelle. Mais du point de vue de l'influence, le primogène avait été clairement désavoué par le Prince en conseil restreint.
Et Dimitri Walter (John Corton pour les Sabbatiques) gardait un atout de taille dans sa manche. La Fondation Tremere lui devait un petit service. Au bout de deux heures d'attente dans la salle de réception Tremere, un des étudiants Tremere fit son apparition. Vêtu d'une blouse blanche, un vieux livre sous le bras gauche, on devinait presque à son apparence son clan d'appartenance.
« Bonsoir Monsieur le Primogène, qui puis-je pour vous? » demanda-t-il poliment. L'attente suffisait à démontrer le recul de l'influence du Brujah, et il était inutile d'être discourtois.
« Bonsoir... » Le Brujah avait beau être d'un rang prestigieux au sein de la Camarilla, son self contrôle était toujours mis à l'épreuve dans des lieux aussi lugubres que le sont les fondations Tremere.
Le Primogène sortit une petite fiole de sang de sa poche.
« Il s'agit de vitae d'un vampire que je souhaite identifier et tracer. Vous pouvez m'aider? »
L'étudiant esquissa un sourire d'un air entendu et rehaussa ses lunettes sur son nez. Tout était possible avec les Tremere.
« Bien entendu... »
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Mer 3 Juin 2009 - 19:14

* * *
Hôtel de Denethys Los Angeles

La Ventrue savait pertinemment qu'elle devait rendre des comptes. C'est pour cette raison qu'elle informa dans un premier temps l'Evêque Ventrue Anti-tribu Cynthia Falcon des dossiers dont disposait la Camarilla sur les places fortes du Sabbat et aussi de l'intention de la Camarilla de reprendre la Côte Ouest des États Unis. L'Evêque l'assura qu'une réunion au sommet prendrait les mesures nécessaires. Mais à son retour à sa propre chapelle, le Seigneur Deright en personne l'attendait. Le Seigneur de l'inquisition attendait des nouvelles de la belle Denethys. Et après avoir sondé son esprit, l'Inquisiteur s'était assuré que la Sabbatique n'avait pas été manipulé par les démons ou qui que ce soit. Néanmoins, pour le déplacement et le risque encouru, l'Inquisiteur trancha la main de la Sabbatique pour exemple et assura qu'au prochain déplacement, elle encourait la mort ultime elle et sa meute.

Ce petit problème passé, les Artistes du Sang devait maintenant se pencher sur le cas des Chasseurs de tête. Ils ne savaient alors que très peu de chose sur les loups garous.

La première initiative de la meute fut de rechercher auprès des détenteurs du savoir. Les Evêques étaient reconnus non seulement pour leur expérience au combat mais aussi pour leur savoir. Il n'est donc pas étonnant que les Artistes du Sang fasse appel à l'un deux.
Et c'est dans cette question d'information qu'elle apprit que même le Sabbat exerçait une certaine lutte d'influence. Le Sabbat moyen exècre recourir à ces méthodes mais les Artistes du Sang misait leur non vie sur ces informations. C'est ainsi qu'avec succès, ils récupérèrent des actes de propriété subtilisé par un autre Evêque. Finalement, ils obtinrent non sans risque les caractéristiques de leur cible. Il s'agissait du Shaman de la meute de Garou ; il n'était donc pas un guerrier mais il disposait néanmoins de talents dont les vampires ignoraient.
Parmi les informations, il leur fut fournit la cartologie régionale de l'orée du bois des montagnes San Gabriel. Les Artistes du Sang savait précisément où se trouvait le Caern et où devait se trouver le Shaman. A proximité du Caern, il y avait une clairière nécessaire aux bénédictions et incantations du sorcier Lupin et à cet endroit précis, se jouerait l'avenir de la meute. Gabriel Reybbs eut aussi l'apport d'un flash alors qu'il se penchait sur la question des Lupins entre deux chauffeurs de taxi.

La vision de Reybbs

L'Ombre obstruait tout. L'Ombre se répandait. Chaque particule de lumière disparaissait. Ce rêve était un cauchemard, un cauchemard aveuglant et étouffant. Chaque particule de l'être de Reybbs tremblait. Il était seul devant cette obscurité qui tendait à tout avaler. Tel un trou noir. Deux énormes yeux filtraient dans l'ombre. Une silhouette se dessinait à travers les vapeurs rougeâtres.
Devant cette ombre, une créature se tenait de debout, griffes acérées, lèvres retroussées, crocs prêtes à tout déchiqueter. Reybbs avait l'honneur de voir une véritable machine à tuer. Un lupin au pelage assez sombre. Un sourire sinistre émergeait de l'ombre. Cette impression, cette froideur, l'Archevêque était lui-même dans sa vision. Un éclair aveuglant vint trancher avec l'ombre. Le Lupin s'effondra de toute sa hauteur pour faire place à une épée brillante dans la lueur argentée dissipait l'ombre elle-même.


Reybbs savait maintenant ce que craignent les lupins. Le savoir des Malkaviens vient de leur folie et ce fut une nouvelle démonstration pour le Caïnite que le sang des chauffeurs de taxi était bien meilleur et riche en information.

Une voix étranglée vint dissiper le calme apparent de l'Hôtel Ambassador.
« Mademoiselle Denethys... NoooN! Pas ça.... Ar.... Des gens souhaitent vous voir vous et Monsieur Cullen.
Je descends. »
La Ventrue anti-tribu avait pressenti quelque chose et ne fut pas la seule. Tout le monde était descendu. Le prêtre y compris avait cessé sa boucherie pour prendre l'air un instant. La meute des Chasseurs de tête était là arrogante martyrisant le chargé de l'accueil comme un vulgaire bout de chiffon. Bizarrement, aucun client ou vigile n'avait bougé. Personne ne voulait gêner le petit groupe. Ils avaient quelque chose d'effrayant. D'ailleurs, personne ne voulait non plus déranger la propriétaire de l'hôtel et ses « proches » bizarres. William Pactow le Ductus des Chasseurs de Tête esquissa un sourire.
« Aaah... Les Artistes du Sang, quel plaisir de vous voir... J'espère que vos préparatifs avancent. Nous sommes venus pour vous proposer un petit jeu... » Pactow affichait son air hautain et sûr de lui. Contrairement aux Artistes du Sang qui étaient sur le qui-vive, lui était tranquille en train de jouer avec un paquet de cartes.
« A moins que vous ayez déjà peur de perdre... » Cullen voulut sortir son arme mais elle avait disparu. Le Ravnos déposa son paquet de cartes sur le comptoir et ouvrit sa veste. « C'est cela que vous cherchez? » L'arme de Cullen était accrochée à la veste du Ravnos anti-tribu.
Le jeu allait pouvoir commencer.
Le Ductus des Ailes Noires voulant se divertir un peu était le distributeur de cartes. Nul doute que personne n'essayerait de le duper. Du moins, tout le monde le pensait sauf le Ductus des Ailes Noires.
Finalement, non seulement les Chasseurs de Tête avaient perdu et son Ductus mis au tapis pour tricheries successives mais Gina venait clairement de démontrer son potentiel pour déjouer les illusions du Ravnos.
De Nethys put alors faire la connaissance de Mike Thunder. C'était un homme énigmatique qui travaillait pour l'armée ou du moins était en relation d'affaires avec eux. Aucun membre des Artistes du Sang n'avait vu son visage. Les affaires étaient gérés sur un dépôt contigu à un centre de recrutement de l'armée ce qui lui assurait une certaine sécurité. Aucun vampire du Sabbat n'aurait pris un tel risque. Son assistante était la responsable du dépôt et gère en quelque sorte les affaires de l'homme « invisible ». C'est les mains pleines d'huile qu'elle accueilli la meute derrière une barrière en métal et fortement grillagé. Une défense assez sommaire pour un vampire mais toute armurerie se doit d'avoir des systèmes des sécurités. Et la boutique en recouvrait énormément.
Ainsi, Denethys put obtenir une large épée faite d'un alliage à partir d'argent finement ouvragé. La lame était recouverte d'un somptueux serpent. Le fourreau noir était une œuvre à part entière. De la poussière d'or avait été très justement ciselé sur l'ensemble du pourtour. Cette lame non seulement était assuré de trancher mais c'était aussi une arme de collection. Chaque œuvre était une pièce d'art en elle-même. Un Sabre fut remis à la Ventrue Anti-tribu. Il n'avait rien à envier à son homologue en argent. Le Sabre selon les instructions laissées ne présentait aucune griffe – apparente – de fabrique mais présentait lui aussi de fines reliures en or. Son équilibrage parfait en faisait une arme redoutable pour toute personne adepte du maniement du sabre. Enfin, l'assistante avait remis en état les armes préexistantes de la meute. Thunder était réellement important dans le marché des armes et son influence ne se terminait pas là...
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Mer 3 Juin 2009 - 19:16

* * *

Non loin de la forêt de San Gabriel

Un policier contrôlait tous les véhicules sortant et entrant de la ville. Fenêtre baissée, l'occupant du véhicule présentait ses papiers. « Hannibal Leska » Derrière une voiture passait en trombe : « Les Artistes du sang ».
« Ah... Mon rendez-vous se précise. Monsieur l'Agent, vous voulez fouiller mon véhicule aussi? » Le policier décontenancé par l'aplomb du conducteur du véhicule dut prendre quelques instants avant de répondre.
« Euh... Non, simple contrôle de routine. Vous pouvez passer avoua t'il. »
Le conducteur récupéra ses papiers et referma la vitre. « Je n'aurais pas à te tuer ce soir petit. » ricana H.L.
Le véhicule prit la direction de la forêt San Gabriel.
Le policier resta pantois et ne savait que dire quand le véhicule démarra sans entendre les dernières phrases de H.L. Soudain, les lumières se mirent à vaciller. Le policier sortit s'attendant à voir le diable sortir dont ne sait où. Le policier pivota sur lui-même pointant son arme sur un ennemi invisible. A travers la forêt à 50m, l'agent savait qu'il y avait quelque chose. Et soudain, des lueurs rougeâtres apparurent dans la masse noires. L'Agent disparut avec son véhicule en criant : « Un fantôme, un putain de fantôme... Quelle ville de merde... »

L'Ombre se dirigeait vers la montagne San Gabriel. Une belle lune éclairait les bois, les étoiles scintillaient et une légère brise rafraichissait la tension palpable dans la forêt de San Gabriel.
« C'est une belle nuit, une excellente nuit pour mourir. » Seul un rire macabre raisonna dans le vent.


A quelques centaines de mètres, les vampires venaient de tuer le gardien de ce versant des montagnes de San Gabriel. Les Garous sentant leur odeur commençaient à converger. Les Artistes du Sang avaient clairement échoué dans leur tentative d'infiltrer le territoire des Lupins.
Alors que le nouveau venu Toréador anti-tribu eut l'habile décision de recouvrir le gardien de sang de vampire et de faire filer le véhicule droit devant en pleine forêt. Gina Barthow prit la direction inverse : la fuite. Nul doute que sa survie serait difficile à l'issue de cette nuit d'une manière ou d'une autre.
Les Artistes du Sang coururent à travers les branchages. La lueur leur reflétait leur chemin. Les Garous avaient été distraits mais ils ne tarderaient pas à revenir. La clairière se dessina ou bout de plusieurs minutes de course effrénée. Les Sabbatiques se figèrent. Le Shaman était là au centre de la clairière. Ses cheveux devinrent un pelage roux. Ses os vinrent se déformer, le lupin mesurait près de 3 mètres. Ses griffes vinrent s'illuminer sous les pâles lueurs de la pleine lune. Un hurlement rageur retentit dans la nuit. 5 autres garous cernaient les Artistes du Sang. Ils avaient non seulement été trop lent mais pris aussi le mauvais chemin... Soudain, un grondement sourd se fit entendre, le sol prit une teinte noire. L'herbe était recouverte d'une nappe d'ombre. D'épais yeux rouges vinrent se former dans le sol d'ombre. L'Archevêque Einhart faisait son apparition à quelques mètres seulement des artistes du Sang. Sans même l'avoir regardé, il avait stoppé net Reybbs qui tentait de s'enfuir grâce à une tentacule d'ombre. L'Archevêque faisait face à 5 Lupins. Les Artistes du sang tremblaient. Qu'est-ce qui était le plus effrayant Einharty ou les 5 Lupins? La réponse était évidente. La meute recula devant l'Archevêque. (seul Cullen ne semblait pas trop effrayé ). Son Ombre elle-même semblait flottée comme douée de vie puis elle se sépara. 3 clones d'Ombre apparurent devant l'Archevêque qui croisait les bras. Un épais nuage rouge virevoltait dans l'air. Les 3 clones étaient terrifiants. Ils semblaient doué des même pouvoirs terrifiants de l'Archevêque qui semblait lui-même n'avoir aucune limite. Il tourna la tête vers la meute des Artistes du Sang.
« N'avez-vous pas quelque chose à faire? »
Les Artistes du Sang tremblaient comme des feuilles. Jamais ils n'avaient vu ça. L'Archevêque était réellement terrifiant.
Décidant de quitter des yeux l'Archevêque pour se retourner vers le Shaman, ils remarquèrent qu'il s'était entouré d'une petite aura de flamme. Quitte à mourir, autant que ce soit pour le Sabbat. Ils partirent tous en direction du Shaman en hurlant. « Pour le Sabbat! » Derrière eux, le combat aussi faisait rage, des râles se faisaient entendre. Certains étaient des gémissements, d'autres des hurlements de rage. Einhart avait fort à faire. Théodore Gibson fut le premier sur la bête et commença à l'entamer de son épée d'argent. Malheureusement, il n'eut pas le temps d'aller plus loin. Alors que les autres tiraient sur le lupin, le Shaman arracha le bras du Toréador anti-tribu et renvoya le nouveau-né voler un plus loin. Le tzimisce fut le second sur le monstre et fit entrer ses griffes dans la chair du garou mais malheureusement c'était sans compter le pouvoir de régénération du Shaman. Le prêtre de la meute était piégé. Le Shaman grogna et fit pénétrer ses griffes dans le dos du Tzimisce. Son corps fut démantibulé en un rien de temps. La Ventrue anti-tribu entama la chair du Shaman. Son sang gicla. Le Garou commençait à s'affaisser. D'un revers de la main, il fit reculer la Ventrue. Mais le Toréador de son bras valide sortit un couteau et sous les coups conjoints de tous ses camarades de meute. Le Shaman de flamme s'effondra. Ils avaient gagné. Mais un grondement encore plus sinistre venait troubler les festivités. L'Alpha, le Loup Garou le plus expérimenté et plus puissant de la meute, venait de faire son apparition. Son pelage argenté était encore entamé de coups de griffes et autres. Les Artistes du Sang comprirent. Lui était l'objectif des Chasseurs de Tête mais visiblement ils avaient failli.
Sa peau se reformait à vue d'oeil. Il avait une capacité de régénération encore plus grande que le Shaman. Gina Barthow qui avait fui fit son apparition devant l'Alpha. Ce dernier mesurait bien trois fois plus que la Toréador anti-tribu. Sans avoir vu un seul mouvement de l'Alpha. La tête de Barthow se désolidarisa du reste du corps. Son épaule et son bras tombèrent eux aussi dans un sens inverse et les hanches de la Caïnite avaient sectionnés en deux. Celui-ci était bien plus puissant que le Shaman.
Un clone d'ombre parvint au niveau de la meute. Par son intermédiaire, l'Archevêque prit la parole.
« Fuyez, vous avez rempli votre mission. Je vais retarder celui-là. » L'ombre avança vers le Lupin. Les Artistes du Sang n'en demandèrent pas plus et détalèrent en ramenant leurs membres avec eux. Ou du moins ce qu'il en restait. Derrière eux, un gigantesque Dôme d'Ombre venait de se former.
Arrivant encore fumant par les détonations émises par l'Alpha, les Artistes du Sang en réchappaient. Encore une fois, ils avaient réussi leur mission et ce en apprenant une vérité sur les Garous. Ne jamais les affrontés dans leur Caern.

* * *
Le lendemain Hôtel Ambassador.

Le lendemain, alors que le Ductus avait décidé de partir sur les traces de son origine, De Nethys qui avait alors en charge le reste de la meute (elle, le Malkavien et le Nouveau Né qui avait passé le baptême du feu) allait vivre la pire journée de sa non-vie. En une nuit tout s'effondrait. Le responsable de la Police avait été mis en examen quant à de sordides histoires de meurtres et de preuves dissimulées. L'hôtel Ambassador était jugé insalubre par la Commission d'hygiène et devait être démoli sous une semaine. Une forte présomption pesait sur elle depuis que les journalistes martelaient dans leur titre que l'ensemble des agressions sévissaient autour de l'Hôtel Ambassador. Par effet boule de neige, la fortune de Denethys s'effondrait alors que l'ensemble de ses actionnaires la lâchaient un à un. Sa goule personnelle vint l'appeler personnellement pour lui dire qu'elle servait un maître bien plus accueillant. Ce Maître n'était autre que Dimitri Walter Alias John Corton le primogène Brujah qui refaisait surface pour se venger.
Sauf que Denethys n'était pas la seule touchée. Les revenus des Evêques diminuaient eux aussi car certains avaient eu une confiance aveugle en la Ventrue anti-tribu dans la manière de gestion de ses affaires. En l'espace de quelques nuits, l'Hôtel Ambassador était à la Une de toutes les informations locales de Los Angeles.
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Sam 6 Juin 2009 - 8:55

New York

Cullen n'avait donc pas été étreint par amour. Non, quelqu'un avait commandité son étreinte. Cette personne n'était à l'époque qu'un jeune Evêque Lasombra ambitieux. Survivant d'une attaque de la Camarilla, il est passé Archevêque et a été investit de son pouvoir par la Régente elle-même. Alors que la situation de New York tourne à l'avantage des Sabbatiques, Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez est pressenti pour sauvegardé le Sabbat sur la Côte Est des Etats Unis. Beaucoup de choses bougent par là bas. Et surtout, un nouvel Archevêque apparaissait. Personne ne savait quoi que ce soit sur lui et de ce qu'il ressort des rumeurs, il maîtrise sa ville d'une main de fer. Ramirez devait donc se déplacer pour voir ce qu'il en était surtout qu'un élément prometteur pour son Clan et pour lui-même se profilait.

Ramirez était un vieux vampire pour le Sabbat. Près de deux siècles sont passés depuis son étreinte. Etreint sur le territoire de prédilection des Lasombra, il fut celui qui avec d'autres devaient organiser la conquête du Nouveau Monde pour le Sabbat. De son âge apparent, il affichait la quarantaine ; son regard paisible et accueillant lui attirait les grâces assez facilement mais nul doute que le Caïnite dégageait une sorte d'aura de puissance tranquille. En résumé, Ramirez dégageait une prestance équivalente à Einhart à ceci près qu'Einhart est beaucoup plus inquiétant que son homologue. Nul doute que la rencontre entre les deux Archevêques serait intéressante.
Lors de l'entretien avec Cullen, Ramirez nappa pour l'occasion les murs d'Ombre. C'est une sorte d'entretien particulier entre Lassombra. Et le vieux vampire avait la science de réception. Cullen frissonnait. Tout ce dont il rêvait lui était offert sur un plateau. Le pouvoir, la vengeance, l'immortalité régi sur un mode de vie brutal mais amenant le Caïnite à connaître son vrai pouvoir. Cullen devait simplement suivre l'Archevêque qui lui apprendrait les rudiments d'une véritable non-vie où l'Ombre devait régner.

Le 2 avril 1939, Ramirez entrait dans la ville de Los Angeles accompagné de Cullen. Une sécurité renforcée les avait accueilli mais l'Archevêque les balaya de quelques paroles. Nul doute que la Camarilla était à l'oeuvre en ce lieu mais personne n'avait prévu l'arrivée de l'Archidiacre de la Côte Est. A peine arrivé en ville, Ramirez semblait attiré par quelque chose... Et ce fut devant la Basilique Sainte Marie, le siège de Raynor Einhart qu'aboutit le voyage de découverte de Ramirez.
Cullen lui frissonnait. Cette église semblait beaucoup plus sinistre qu'avant. Des panneaux indiquaient qu'elle était en restauration mais si on cherchait suffisamment, dans les gravats, dans le ciment, des restes humains gisaient encore. Ramirez vêtu de son smoking noir, une veste ample posée à son avant-bras datait bien du siècle dernier, passait les lourds battants de la Basilique. A l'intérieur l'Ombre attendait Cullen et Ramirez.
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Dim 5 Juil 2009 - 21:11

Le réveil d'Hannibal Leska.

Hannibal lisait à la lueur d'une bougie d'anciens écrits sur l'ordre des Cagoules Noires. Des vampires qui semblaient tous avoir disparu. Et que recherchaient-ils? L'évolution du Vampire audelà ce que peut être Cain l'être originel. Ils ne seraient pas plus puissant. Non. Mais ils deviennent autre chose.
Hannibal referma le livre et le posa sur l'une de ses étagères. Tandis qu'il alluma la petite radio desservant une douce musique de valse autrichienne, Leska, puisqu'il s'agit de son nom d'emprunt, s'activait sur un fourneau et préparait un délicieux fumet. Un méandre d'épice, de légumes et d'autre chose assurait un repas royal.
Au bout de quelques minutes, Hannibal se servit son repas et marmonna avec un petit sourire :
«  Mon bon Nestor merci pour ce repas si enchantant »
Il savourait chaque louche comme si ce repas était le dernier. Les informations suivirent. Il était devenu assez discret ces derniers temps. Il devait se fondre dans la masse et échapper au filet tendu par l'Archevêque. Hannibal en était persuadé. C'était lui que le Lasombra était venu chercher. Et d'ailleurs, une lutte perpétuelle s'annonçait entre les deux. Ouvrant un journal (chose curieuse alors le flot des informations suivaient derrière lui), il ouvrit directement la page des annonces.
« R. Las Ombras
Cherche Cavalier pour la soirée de ce soir.
I9, position actuelle. »

Hannibal referma le journal avec un sourire et acheva son repas. Après un brin de vaisselle méticuleuse, il se posa sur son lit pour réfléchir. Il fronça les sourcils et esquissa un sourire. Il se redressa et sortit un jeu d'échec dissimulé sous son lit. Une cachette rudimentaire mais ce devait simplement être un endroit hors de vue. Hannibal bougea le cavalier noir en I9. « Très bonne stratégie Excellence. »
Hannibal se perdait alors dans ses souvenirs. A son époque, les généraux devaient immanquablement savoir jouer aux échecs. C'était considéré comme la base de la stratégie militaire.
L'Archevêque devait sans doute savoir une partie de la vérité. Hannibal Leska, c'était le nom qu'il avait emprunté pour ce 20e siècle maintenant bien entamé mais il n'en fut pas toujours ainsi. Né humain le 4 mai 1810, il ne connaissait que le nom de sa mère la Comtesse Marie Walewska. Il avait été recueilli puis abandonné. Et c'est par un emploi d'apprenti chirurgien qu'il était devenu ce Hannibal actuel.
Soudain, la radio prononçait la fameuse expression tueur de la ruelle de sang. Les informations semblaient démontées chaque parcelle de la non-vie de cette très chère De Nethys. Qui pouvait bien avoir réussi ce stratagème? Une nouvelle force devait être apparue en ville mais ce n'était pas ça qui l'avait hors de lui. Quelqu'un s'était servi des meurtres qu'il avait commis pour déguiser la réalité et le modeler comme bon lui semblait. Hannibal jeta sa vaisselle à peine égouttée. Personne ne se servirait de lui. Ce temps était révolu. Cette technique, cette adresse, des Camaristes étaient apparu en ville. Eh bien, il allait leur montrer qui il était réellement.
« En cette belle nuit naissante, mon repas va être bien servi. »
Prenant un appareil photo, un chapeau noir, et une longue veste aussi sombre, il s'évada dans les ruelles de Los Angeles.
Sur une affiche, l'affiche du gala de bienfaisance de De Nethys annonçait une nuit riche en événement. Pour le Sabbat, pour la Camarilla. H.L. Allait montrer à tous sa présence.

Non loin, dans la grande basilique noire, un rire sombre, défiant toute humanité résonnait. Le plan approchait.
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Lun 27 Juil 2009 - 20:14

Los Angeles juin 1939.

La meute des Artistes du Sang avait réussi leurs jeux. Réussissant d'abord à battre les Combattants de l'Epée - après avoir découvert un Sergent de la Main Noire dont l'attaque spéciale était de combiner les pouvoirs de l'Ombre avec des vagues d'énergie destructrices -, ils réussirent l'exploit de mettre à mal les Ailes Noires. Cette dernière était redoutable mais réussissant à déjouer chaque piège, les Artistes du Sang sont parvenus au sommet.
C'est alors qu'une attaque d'une envergure incroyable composée d' Anarchs et de goules Camaristes s'abattit sur les différentes meutes du Sabbat. L'espoir du Sabbat allait s'éteindre quand Raynor Einhart est arrivé. Modifiant l'histoire, il activa le rituel qui sommeillait depuis un bon moment et qui grâce au concours de l'Evêque Tzimisce réveilla une force inouïe chez les Sabbatiques. Le principal pion était lancé. Mais pour finir pour repousser les vagues d'Anarchs, Einhart, l'Archevêque, lui-même se transforma en une créature d'ombre gigantesque, un crâne aussi imposant qu'un loup garou mais un corps d'une taille de 5m. Des ailes ténébreuses et une nouvelle paire de bras étaient apparus. A ce moment... L'attaque avait échoué. Le timing était parfait. Trop parfait. Einhart savait à quel moment exact l'attaque commencerait et il venait d'anéantir en une nuit les efforts de la Camarilla et des Anarchs réunis. C'était l'avantage de connaître l'avenir.
Einhart s'était débarrassé de tous les témoins de la scène hormis les Artistes du Sang qui devinrent sa meute personnelle. En l'occurrence, aucun Evêque, aucun Templier, aucun Cardinal ne pouvait donner d'instructions à la meute. Tels étaient les mots de l'Archevêque. Mais ses mots raisonnaient dans la nuit comme une douche glaciale qui viendrait pétrifier toute chose lui faisant obstacle. Il l'anéantirait d'un revers de la main.
Quelques nuits plus tard, Ramirez le second Archevêque devint Cardinal. Tous les honneurs revinrent sur ses épaules. Selon les pontes, c'est lui qui aurait coordonné l'attaque et qui aurait permis la victoire du Sabbat. Or, Einhart semblait avoir la main mise sur le Cardinal. Einhart venait de dévoiler une partie de son sinistre plan.
Trouver Hannibal Leska. Lui, un simple humain était le VRAI obstacle. Il avait réussi à faire périr l'Evêque Tzimisce d'un unique coup. Les lettres récurrentes, le savoir mis en avant et l'instruction de l'Archevêque de le retrouver montraient combien cet élément était important. Un plan gigantesque semblait se dessiner. Mais lequel, l'atmosphère de la ville devenait de plus en plus étouffant. La partie en construction de la ville avait été anéanti en une nuit. Mais ce n'était qu'un sacrifice dérisoire pour le Sabbat et surtout pour Eihnart.
Seul pour lui comptait désormais retrouver Hannibal. C'était un désir impérieux, presque un besoin... Et Hannibal montrait chaque combien il était supérieur par son intelligence aux meutes du Sabbat qui le traquait. Il pouvait lui aussi mener la destruction du Sabbat s'il le désirait. Mais tel ne semblait pas être sa motivation. Un jeu malsain se matérialisait. Mais tel était le lot du Sabbat. Entre Hannibal et l'Archevêque, chaque membre des Artistes du Sang allait être mis à rude épreuve. Un cauchemar semblait se dessiner. Les énigmes s'accumulaient.

Que voulait Einhart et Hannibal?
Qui était Mike Thunder qui semblait être au courant de tout et qui s'évertue à garder un bon contact avec les Artistes du Sang malgré les avertissements du corps des Evêques.
Chaque membre de la meute allait être face à son destin. La non-vie ou la mort. Il n'y a pas de place pour les faibles entre Hannibal et Einhart. Voilà deux points qu'ils avaient en commun. C'est peut être la première réponse à l'énigme qui se glisse dans l'ombre.
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Ven 16 Oct 2009 - 16:41

L'ancien Tzmisce poussé par la curiosité et le respect des doctrines du Sabbat se devait d'aller rencontrer l'Archevêque de la Ville Raynor Einhart. Quant au Cardinal Juan Sanchez Villalobos Ramirez, le Priscus n'avait alors aucune idée de l'endroit où il résidait.

La Régente était trop absorbée par les querelles intestines qui commençait à pointer le nez dans les rangs du Sabbat.
Du coup, Vickos par son rang et son savoir occupait sa fonction première de conseil des Cardinaux et Archevêques. Et l'un d'eux l'avait saisi, pour une histoire banale qui plus est mais l'atmosphère de la ville semblait en ébullition. La guerre guettant, les citoyens de Los Angeles n'étaient pas rassurés. Au moins, le prêtre nouvellement installé dans Basilique leur psalmodiait des psaumes intriguant.

Pour en revenir à Vickos, il faisait parti des des Erudits. Ceux qui s'intéressent à l'histoire sous toutes ses formes. Selon lui/elle, c'est par ces connaissances que l'on pouvait déceler les faiblesses de son ennemi. Et lui se souvenait des tumultes de la Nuit de Thoron, il se souvenait de cet ancien du Clan Lasombra qui avait ratifié la Convention reconnaissant la Camarilla. Cet ancien n'était autre que l'Archevêque de cette ville. Et selon les derniers rapports, il avait même réussi à repousser les Anarchs.
Vickos avait pris pour l'occasion une allure d'un gentleman. Ses cheveux argentés scintillaient sous la lumière de la lune. Ses yeux noisettes accompagnés d'un regard compatissant donnait une représentation d'un homme sans histoires aux airs tranquilles. Marchant dans l'obscurité, ses mocassins noirs cirés claquaient sur le bitume. Le grand bâtiment clérical noir se dressait devant lui.

Non, ce ne serait pas une simple visite de courtoisie.

Vikos passa les lourdes portes et s'arrêta sur le seuil, ses yeux s'habituant à la pénombre régnant dans la basilique. Quelques lueurs provenant de bougies chancelantes éclairaient l'autel.
Les bancs des adorateurs étaient alignés impeccablement. Un alignement sinistre dont l'orientation convergeait vers une obscurité qui vous engloutissait.
Vikos pénétra lentement dans la battisse.
"Que de protections, ces barrières ne sont pas celles d'un néophyte...".
Aux résonnants des pas de Vikos, d'autres pas provenant d'un bureau à proximité de l'autel vinrent troubler le silence du bâtiment religieux. Une voix agée et chancelante prit la parole :
"Qui vient donc troubler ce lieu de quiétude?"
Vikos, de sa bonhommie habituelle, répondit avec un sourire :
"Allons... Allons, Votre Excellence cessez cette plaisanterie morbide."
Le prêtre humain, tel un zombie se posa sur un banc et s'arcbouta inconscient.
Une voix raisonna sur chaque paroi de mur de façon sinistre.
"Je reconnais bien là votre humour Grand Maître Vikos.
Et je vous connais Excellence Einhart, seul signataire de la Convention de Thoron", rétorqua le Priscus Tzimisce.
L'Archevêque sortit lui aussi du bureau de la chair et c'est dans un geste de défi qu'il s'installa sur l'autel ses pieds balançant dans le vide. Il arborait une longue tunique rouge sang. Un col immense contrastait avec le teint très pâle de l'ancien Lassombra.
"Nous savons très bien tous les deux que vous ne pouvez rien faire. Votre pouvoir se limite à celui du conseil. Et la régente a bien assez affaire avec ces histoires de corruption. Vous êtes seul Vikos."
Le Tzmisce recula d'un pas et étouffa un grognement. Le vampire en face de lui ne semblait laisser aucune faille.
"Le Cardinal ne permettrait pas une telle impertinence et s'il savait, il..."
"Vraiment? C'est ce que vous pensez Vikos? Eh bien voyons ce que pense le Cardinal Juan Sanchez Villalobos Ramirez..."interrompit le puissant Lassombra.
Un homme, tout vêtu de blanc, apparut derrière le Priscus d'une ombre cachée entre les bancs.
"Que..." Le Tzimisce retourna vivement sur ses gardes.
"Priscus Sasha Vikos, votre présence est ici indésirable."ordonna le Cardinal.
Un rire s'éleva en provenance de l'Archevêque.

Un rire qui montrait qu'une fois encore, tout n'était pour lui qu'un jeu. Un jeu dont chaque pièce oscillait selon le bon vouloir de cet Archevêque. Si tant est qu'il soit véritablement Archevêque. C'était les pensées de Vikos.
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Lun 16 Nov 2009 - 21:34

Sous la grande bibliothèque municipale Mars 1940

Hannibal repliait son journal. Et venait de rédiger une dernière note pour le quotidien de Los Angeles.
"Repli de la demande.
Ne cherchez plus. Position du roi en I2."

"Sacrifier la Tour pour protéger le roi. Votre Excellence, vous lancez donc l'affrontement. Je ne peux plus rester dans cette bonne vieille ville. Pourtant, il y a encore des tas de choses qui vont s'y dérouler.
Einhart, vous gagnez cette manche. Mais le jeu n'est pas terminé," marmonna H.L. en rangeant ses affaires avec empressement.

Avant même le moindre son, Leska ouvrit le verrou et fit face à son interlocuteur, un vieil homme tout encapuchonné. Sur sa toge, ne figurait que les armoiries qui seyait à son rang.
"Maître Warrington, que me vaut le plaisir. H.L. se dégagea de l'entrée et laissa entrer son homologue. Permettez que je poursuive mon rangement pour mon départ."
Le Maître franchit le seuil et resta un instant interdit puis acquiesça sans mot dire.

"Je sais pourquoi vous êtes ici Grand Maître. Vous vous inquiétez de mon départ du fait de la crise qui se déroule en Europe. Mais je ne fais que rejoindre l'Angleterre. Du travail m'attend là bas".
H.L. parlait d'une voix monotone presque fatigué de devoir se justifier devant cet humain qu'il avait manipulé depuis le début pour obtenir le Savoir. Bien sûr, les Bibliothèques de Los Angeles étaient insuffisantes pour décrire l'expérience de plusieurs millénaires mais Einhart et les Artistes du Sang étaient sur ses talons. Il devait les éviter le plus longtemps possible. Les choses n'étaient pas encore prêtes. Les pions devaient avancé chacun après l'autre.

"A vrai dire non... Ce n'est pas pour cette raison que je suis venu. Mais je suis venu vous apporter un petit présent avant votre départ Maître Leska. Vous transmettrez mes salutations au Pontife." Le vieillard posa un petit sac de toile sur le petit lit de camp et se retira sans adresser un dernier regard à H.L. Warrington avait compris une chose. Leska disposait d'informations gargantuesques sur beaucoup trop de choses et devait certainement cacher un lourd secret. Le grand Maître -se disait-il- était trop vieux pour ces intrigues.
Il n'avait pas tort. Los Angeles elle-même allait en finir avec ces intrigues et d'ici peu de temps. L'air, la Terre des Lupins, le Monde des Esprits en était chamboulé.
Leska se stoppa net. Plusieurs photographies étaient sorties du sac. Il s'en empara avec frénésie.
"Nom de ...,"
Hannibal réouvrit l'une de ses valises et en sortit un vieil ouvrage et tomba sur une vieille peinture et la compara à ses photographies.
"Les Cagoules Noires... Ils sont ici...Et lui...."Il passa quelques pages et tomba sur une sombre famille de Transylvanie. Le livre tomba au sol. "Vlad Tepes Dracula..."marmonna H.L.
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MessageSujet: Re: Petit plaisir à Los Angeles   Sam 30 Oct 2010 - 13:55

Quelques mois plus tard à Seattle





Le capitaine Malcom Bethruger était le commandant en second de la Division Recherche de l'armée américaine située dans la base de Seattle. Ou du moins,cette division n'existait que pour justifier l'utilisation de capitaux du trésor américain sous la couverture d'une société privée sous traitante en armement.
Cette société privée,nommée « Organisation pour la recherche expérimentale »et née en 1936, était un prétexte afin de dissimuler les avancées de l'armée dans l'acquisition de l'arme atomique. L'administration surveillait scrupuleusement les actions de la société et avait la main mise sur la moindre avancée technologique. C'est ce que pensaient, en vain, ces bureaucrates.
En réalité, cette société était le fleuron de la recherche pour la Technocratie. Et seul les deux officiers supérieurs connaissaient le véritable dessein de la société.
Bethruger approchait la cinquantaine et était un militaire de métier. Son uniforme, son grade, ses responsabilités témoignait de l'expérience de l'homme.Ses muscles tendus et son regard perçant trahissaient le caractère de l'officier : un homme redoutable, intelligent et toujours sur le qui-vive. Pour autant, aucune de ses missions précédentes ne l'avait préparé à ce qu'il allait découvrir deux ans plus tôt grâce à l'aide du commandant de la Division.
Il avait découvert le Monde du dessous. Les vampires, les loups garous, les faës et ces abominations existaient.
Ainsi, grâce à la Division et à la Technocratie, auquel il appartenait dorénavant, ils élimineraient toutes ces créatures qui souillent le monde moderne. Toutefois, le cinquantenaire, s'il était un coordinateur particulièrement brillant des forces de combat et de leur logistique, le véritable stratège était le commandant.



Lissant une nouvelle fois sa moustache, inspectant les moindres plis et imperfections de son uniforme, Malcom Bethruger se préparait à donner son rapport au chef de la Division Recherche.
Vérifiant une dernière fois les différents debriefings de l'attaque du centre ville de Los Angeles, le capitaine ferma son bureau. Dans les coursives dulaboratoire souterrain, tous les employés le saluaient.
« Ces imbéciles n'ont aucune idée de l'identité de leur véritable employeur »,ricana l'officier.
Toutefois, devant l'une de ses portes, le capitaine s'immobilisa, prit une profonde inspiration puis appuya sur l'interrupteur de la porte. Au bout de quelques secondes interminables, les diodes de l'ouverture passèrent du rouge au vert. L'officier poussa la porte mais s'arrêta si tôt après l'obscurité l'accueillant. Tandis que ses yeux commençaient à s'adapter à l'obscurité ambiante, il perçut au fond une pâle lueur blanchâtre et remarqua le ronronnement métallique d'un vidéoprojecteur.
Une voix jeune, chantonnante, mais impérieuse raisonna :
« Entrez Capitaine. Ne restez pas planter là...
Le capitaine s'avança.
« Colonel, j'ai le rapport sur les Artistes du Sang ainsi que les nouvelles sur les attaques du centre-ville de Los Angeles » Malcom Bethruger marqua une pause puis reprit :


  • L'Excellence Raynor Einhart n'est plus de ce monde, finit le capitaine d'un ton hésitant.

La silhouette du commandant sembla se figer un instant dans la pénombre. Le temps sembla en faire de même. Soudain, les images flottant dans l'air représentant des vestiges de l'Empire Romain s'éteignirent. A leur place, une lumière discrète fit apparaître un bureau au confort assez spartiate.
L'officier supérieur ne s'encombrait pas de décors inutiles et n'avait disposé que le strict nécessaire soit une table de travail en acier parfaitement usiné. Dessus, une lampe datant de l'époque victorienne en était le seul ornement. Pour compléter cet agencement entièrement dédié au travail, une armoire taillée dans l'acajou et recouverte d'un verni bordeaux rassemblait de nombreux ouvrages portant sur des sujets hétéroclites : philosophie, économie, science de la guerre,droit et sciences politiques. Le bureau appartenait sans conteste à un érudit.
Le plus troublant, même pour un militaire de carrière comme Bethruger, demeurait dans le vide béant qui composait le reste du bureau. Le commandant en second laissa ses yeux dérivés sur le « Cercle ». Bethruger était un homme né au XIXe siècle ; il lui était encore difficile de comprendre l'utilité de l'ensemble de la technologie qui« habillait » le colonel. L'ensemble de l'espace du bureau du commandant de la Division était en fait dédié au visionnage de toute sorte de chose. Mais principalement, l'espace était utilisé pour faire apparaître de l'art perdu ou remodeler des décors historiques en trois dimensions. Parfois encore,Bethruger était incapable d'identifier les mondes que le Colonel observait. La Division Recherche disposait donc d'une technologie bien plus évoluée que son temps mais la masse n'était pas encore prête pour la découvrir. Tel était les mots du Colonel. Si Bethruger était l'officier en second et bénéficiait d'informations incalculables sur les oeuvres de la Technocratie, il savait aussi que l'officier commandant, le colonel, était une véritable énigme.Non, si ses connaissances de la Tellurie par rapport aux autres scientifiques de la Division représentaient un gouffre alors, le Colonel était un trou noir. Il ne laissait rien échapper et surtout, il cachait de nombreuses choses. Le Capitaine avait peur de découvrir la vérité et préférait en quelque sorte demeurer ignorant des plans et manoeuvres se déroulant dans l'obscurité.
Enfin, Bethruger sonda le regard de son supérieur. Son regard cristallin, vert agathe, était impénétrable. Il ne devait avoir à peine qu'une trentaine d'année; pourtant, son allure ténébreuse témoignait d'un charisme sans pareil qui n'était pas celui d'un homme de cet âge.
Le Colonel répondit à son second, devinant sur son visage une question laissée en suspend:


  • L'Excellence Einhart était brillant mais il ne vivait pas dans son siècle. C'est ce qui a eu raison de lui...

Posant les yeux sur le dossier tendu par son second, le Colonel commença à le feuilleter.






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