Hope's Requiem


 
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 [Scénario] Le Feu du Phénix jamais ne s'éteint

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Sarevok
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MessageSujet: [Scénario] Le Feu du Phénix jamais ne s'éteint   Mar 7 Jan 2014 - 20:50

Le Feu du Phénix jamais ne s’éteint



Kanjuro ne s’était pas trompé. Ses études des ondes magiques étaient formelles : l’un de ces pouilleux habitant Ondori Naku no Kuni (le village du Coq qui Chante) avait bel et bien fait appel aux Kami Élémentaires pour d’obscures raisons, et pas qu’une fois. Le tout était maintenant de l’identifier. Aussi s’était-il mis à l’œuvre et, déguisé en simple voyageur, il avait commencé à interroger quelques paysans pour leur tirer les vers du nez. Après avoir interrogé, puis semé le trouble dans l’esprit de ses interlocuteurs par quelques discrètes prières aux Kansens pour leur faire oublier le sujet de leurs conversations, il put ainsi se faire une idée plus concise de la situation. Au vu des quelques éléments qui lui furent rapportés, il s’agissait vraisemblablement d’un enfant, car les événements surnaturels qui frappaient le village avaient tout l’air de simples caprices.

Cela compliquait la situation, car un étranger commençant à se mêler aux enfants ne serait certainement pas du goût des habitants du coin et même si c’était des paysans, ils étaient trop nombreux et il ne pouvait espérer les exterminer à lui seul. Mais cela en ferait une recrue d’autant plus intéressante, car bien mieux manipulable. Il lui fallait changer ses plans et observer les groupes d’enfants un par un jusqu’à ce qu’il découvre l’identité de sa cible. Mais tout ne se passait pas comme prévu. En effet, quelques jours plus tard, le Clan du Phénix envoya un Shugenja mener une petite enquête sur les événements surnaturels qui touchaient le village. Heureusement pour lui, l’affaire n’étant pas des plus graves, ils avaient envoyé semble-t-il un seul Samurai, et un aspirant qui-plus-est, au vu de son très jeune âge.


Une sombre idée traversa alors l’esprit tortueux du Maho-Tsukai : ce Samurai était figure de l’Autorité, il pouvait ainsi mener son enquête plus directement et donc plus efficacement que lui-même. Il suffirait donc de l’observer, nul doute qu’il finirait par trouver l’enfant et déciderait de le ramener auprès de son Clan pour l’initier à l’Art de la Magie. Il pourrait alors l’attaquer sur le chemin du retour, loin de toute aide des paysans ou de ses pairs Samurais. Nul doute qu’un pratiquant de la Magie du Sang aussi expérimenté que lui viendra facilement à bout d’un apprenti-Shugenja si jeune.



[…]



Kanjuro ne pouvait espérer mieux. Caché dans un bosquet non loin de ses cibles, il observait calmement en jubilant intérieurement. Ce jeune naïf avait finalement découvert la responsable des déconvenues mystiques des paysans : la jeune Nanara Sakuya, une fillette d’à peine 6 ans ayant une certaine affinité avec les Kamis du Feu. Il plissa les yeux pour mieux observer le manège de l’envoyé du Clan du Phénix. Ce dernier venait de vérifier tout comme lui si la Magie avait été pratiquée récemment et avait découvert le sort que la jeune fille avait inconsciemment lancé durant leur course, alors que faisait-il maintenant ? Il priait encore les Kami pour… Kanjuro écarquilla les yeux et réprima un juron. « Bon sang, la Lumière de Dame Lune ! » pensa-t-il alors qu’il réalisait qu’il pouvait se faire repérer dans quelques secondes. A peine eut-il identifié le Sort que le Phénix voulait lancer qu’il s’entailla la paume de la main avec son tanto et pria les Kansens de la Terre au plus vite pour qu’ils interfèrent avec leurs opposés élémentaires et fassent échouer le Sort. Sans surprise, il avait surpassé les capacités de ce jeune blanc bec qui parut bien surpris de l’échec de sa tentative. Mais ce dernier ne resta pas déconcerté longtemps et commença à regarder dans les alentours, certains que la fillette n’était pas à l’origine de cet échec car n’ayant aucune raison, même inconsciente, de vouloir contrecarrer son sort. Kanjuro ne voulait pas risquer davantage d’avoir à affronter ce jeune Phénix présomptueux alors qu’une armée de paysans se trouvaient non loin. Aussi décida-t-il de prendre la fuite sans plus tarder. Même si le Shugenja l’avait aperçu, il n’aurait vu qu’une ombre s’enfoncer dans les profondeurs des bois et penserait logiquement à un animal comme il y en a souvent dans cette région.

Tout en marchant, Kanjuro commença à définir sa stratégie pour s’emparer de l’enfant : ce jeune Shugenja était parvenu à identifier l’affinité de la fillette avec les Kamis, il allait donc très certainement la ramener avec lui afin qu’elle soit formée par l’école de son Clan et devienne une Shugenja accomplie. N’ayant détecté aucun danger apparent, il y avait fort à parier qu’il lèverait le camp dès le lendemain, la route étant plutôt longue jusqu’à la prochaine ville. Il lui suffirait donc de lui tendre une embuscade dans une zone trop éloigné de la civilisation pour que des renforts puissent lui porter secours. De plus, à une ou deux heures de cheval du village, il n’y aurait probablement pas de risque de croiser une patrouille...



[…]



« Les voilà, exactement comme prévu. » songea Kanjuro en apercevant l’attelage qui arpentait le chemin en direction de Toshi no Omoidoso (La Cité du Souvenir). Il s’agissait d’une simple charrette tirée par deux chevaux de trait avec à l’avant le fermier qui la conduisait et le jeune Phénix qui scrutait les environs d’un air méfiant tandis que la gamine restait sagement assise à l’arrière. Peu importe que le Shugenja l’aperçoive ou pas, le Mao Tsukai ne comptait pas faire dans la dentelle. A côté de lui, son garde du corps mort-vivant piaffait d’impatience.

Avant même d’être en vue du frêle convoi, il lança immédiatement l’offensive avec un sort des plus simples mais des plus efficaces pour stopper l’ennemi : des vrilles de verdure, de ronces et de lianes surgirent du sol et s’enroulèrent autour des sabots des chevaux et des rayons des roues de la charrette. Tout l’attelage s’immobilisa brusquement sous un concert de hennissements affolés. Le jeune Phénix comprit immédiatement ce qui se passait, et alors qu’il observait les alentours à la rechercher de l’auteur de cette embuscade, Kanjuro lança immédiatement un nouveau sort afin d’accentuer la gravité et la portée de sa voix. « Remet-nous l’enfant… ». La voix grave et surnaturelle vibrait dans l’air, lourde de menace, mais alors que le paysan roulais des yeux effarés en tous sens, Isawa Hisato tint bon, et eut pour seule réaction de se lever, debout sur son siège en une position de défis : « Jamais ! Montrez-vous, qui que vous soyez, et peut-être vous laisserai-je partir sains et saufs ! ».

« Le petit oisillon veut jouer les aigles royaux ? Très bien, donnons-lui l’occasion de regretter son choix. » songea Kanjuro tout en désignant la charrette à son serviteur mort-vivant. Le zombie s’élança vers l’attelage d’un pas lent et cadencé. Ce n’était certes pas une foudre de guerre, mais cette créature avait pour énorme avantage d’être d’une résistance stupéfiante. Même démembré, il poursuivrait sans relâche la tâche assignée par son maître, ainsi que ses éventuels membres tranchés. Un formidable soutient sur lequel se concentrerait l’ennemi pendant que Kanjuro lancerait ses sorts à loisir.


Le Phénix eu une petite seconde d’hésitation en voyant le cadavre ambulant se diriger vers lui. Mais un tel courage manquait au paysan qui hurla de terreur et bascula de son siège pour tomber au sol et s’empêtrer dans les lianes vivantes. Kanjuro commença par préparer des sorts de renforcement afin que sa créature ne soit pas aisément balayée. Bien lui en pris, car rapide comme l’éclair, le shugenja du Phénix sorti un parchemin et prononça des prières sans fausse note. Ses yeux s’illuminaient d’une lueur verte éblouissante tandis qu’il élança son poing en avant en direction du mort-vivant : son coup se prolongea en une longue traînée verte de la forme de son poing qui frappa la créature Souillée de plein fouet. L’être maléfique vacilla sous l’impact, mais ne fut pas ralentit pour autant. Le sortilège du Poing de Jade aurait très certainement détruit ce zombie si Kanjuro ne l’avait pas enveloppé d’une protection qui atténuait en grande partie les attaques qui lui étaient portées. Le Maho Tsukai profita alors du temps qui lui était donné pour sortir une main cadavérique de son kimono. « Décidément, j’ai bien fait de croiser le chemin de ces mendiants. Ils m’auront été utiles, chacun à leur manière » ricanna-t-il intérieurement. Il commença à marmoner ses prières aux Kansen pendant que le Phénix concentrait tout son attention sur le mort-vivant qui contournait déjà le chariot pour grimper à l’arrière et attraper sa proie : d’un geste il venait de lui décocher un éclair qui lui brûla la moitié du corps.

C’est alors que le Maho Tsukai acheva sa terrible malédiction et mordit avidement dans le membre putréfié. Le jeune phénix écarquilla les yeux de stupeur, serra sa main sur son propre bras. Du sang macculait la manche de son kimono. La douleur était telle qu’il poussa un petit gémissement, comme si on l’avait mordu jusqu’à l’os. Cependant, la satisfaction de Kanjuro de voir le Shugenja en difficulté passa rapidement lorsqu’il s’apperçut qu’il n’avait pas pour autant lâché ses parchemins et continuait à lutter. En effet, alors que le mort vivant commençait à grimper dans le chariot, Hisato invoqua en catastrophe un cône de vent horizontal qui enveloppa le monstre et le projeta violement au sol à plusieurs mètres du chariot.

Jurant intérieurement, Kanjuro décida de passer aux choses sérieuses : il s’apprêtait à lancer sa malédiction la plus terrible : la Tombe de la Terre, qui pétrifiait lentement ses pauvres victimes. Ce sort avait un défaut, il était long à préparer, et c’est pour cela qu’il avait besoin que son serviteur mort-vivant tint bon. Pendant ce temps, Isawa Hisato préparait un de ses sorts les plus destructeurs pour se débarrasser une bonne fois pour toute de l’abomination qui menaçait la fillette et semblait indestructible. Il sorti promptement un nouveau parchemin et entama une longue prière envers les Kamis de la Terre. Lorsqu’il sentit les influx de puissance parcourir son corps, il leva sa main au-dessus de lui. De la poussière et des pierres environnants se forma très rapidement un énorme rocher qui semblait léviter. Puis le Shugenja abaissa le bras et l’énorme projectile fusa implacablement vers sa cible. La résistance du zombie ne pouvait rien contre une telle masse de pierre dont l’ombre grandissante le recouvrait en totalité. L’imposant rocher s’écrasa sur lui, mettant fin à sa terrible existence.


Essoufflé, mais toujours vaillant, Hisato se retourna alors vers son principal adversaire. Mais sa lutte contre le mort-vivant avait permis à l’Adepte du Sang de terminer son sort de Maho. Quelque chose n’allait pas. Une terrible brûlure lui parcourait le corps. Il sentait un feu glacé remonter petit à petit le long de son corps à partir de ses extrémités. Incrédule, il regarda ses mains, qui commençaient à prendre une teinte blanchâtre. Il reconnut avec effroi la malédiction de la Terre pratiquée par certains puissants Maho Tsukai et dont hélas, les contresorts liés à l’Air lui étaient encore inconnus à son niveau d’apprentissage. Le seul moyen de le sortir de cette situation désastreuse était de tuer le Maho Tsukai avant que son corps ne soit entièrement changé en statue. De plus la douleur et les raidissements allaient rendre leur duel encore plus difficile. Il faisait face à un lanceur de sorts bien plus expérimenté que lui. Sans perdre un instant, il lança de nouveau un sort de Poing de Jade en direction de son adversaire qu’il prit de vitesse. Kanjuro pris l’attaque de plein fouet et perdit sa concentration alors qu’il avait entamé une nouvelle incantation. Cependant, les défenses qu’il avait érigées pour lui-même en même temps que pour sa créature lui permirent d’encaisser le coup. Reprenant contenance, il cracha un rapide maléfice en pointant un doigt vers le Phénix, et ce fut son tour d’être le plus rapide : Hisato sentit une légère douleur lui traverser la poitrine qui, transpercée magiquement commença à lâcher une petite quantité de sang régulière.

Les deux adeptes des arts occultes se livraient une bataille acharnée de sortilèges que chacun contrait tour à tour, et bien qu’ils faisaient jeu égal durant un bon moment, le Phénix perdait peu à peu du terrain. Il tomba à genoux, haletant. Il n’en pouvait plus, son corps n’était plus que douleurs. Il voyait la sueur qui perlait de son front tomber sur ses mains pierreuses crispées sur le bois du chariot et qui peinaient à le soutenir. C’était la fin pour lui, il venait d’épuiser ses dernières ressources et ne pouvait plus rien faire contre son adversaire qui, bien que fatigué lui aussi par leur longue lutte, avait encore une énergie suffisante pour lui lancer une ultime attaque.


Alors que sa courte existence défilait devant ses yeux, et que la honte de son impuissance qui le submergeait faisait place à un amer regret de n’avoir pu accomplir son devoir envers son Seigneur et son Clan, des cris lui parvinrent. Il réalisait alors leurs origines. Ce n’était pas le rire triomphant de son adversaire qui lui était supérieur, non... c’était les pleurs de Sakuya qui hurlait son nom, auxquels se mêlaient des cris d’encouragement du paysan qui le suppliait de ne pas les abandonner. Eux, qui étaient faibles et sans défenses, ils n’avaient pas abandonné. Ils comptaient sur lui. Ils avaient BESOIN de lui. Il était leur seul rempart contre le monstre qui les menaçait. Une vague d’espoir l’envahit alors et réchauffait son corps. Tout n’était pas perdu, il sentit une énergie nouvelle le galvaniser. Tel l’oiseau de feu légendaire renaissant de ses cendres, symbole de son Clan, le jeune shugenja frappa le bois du poing et se releva, fier et puissant, le regard brûlant du feu de la détermination. Alors qu’il prononçait instinctivement la prière la plus destructrice qu’il connaisse.

Kanjuro, pantelant devant les efforts fournis, marquait un temps d’arrêt. Alors qu’il pensait son ennemi vaincu, il ne résista pas au choc de le voir se relever dans un air de défis. Un tourbillon de flammes l’enveloppait alors qu’il adressait son ultime prière aux Kamis pour se concentrer en une petite sphère de feu flottant devant lui, entre ses mains. Alors qu’Hisato achevait sa dernière syllabe, la sphère fonça à grande vitesse vers le Maho Tsukai, enflant au fur et à mesure qu’elle prenait de la vitesse pour se transformer en une gigantesque boule de feu. « Non !!! C’est impossible ! Je t’ai pourtant... » beugla le Maho Tsukai avant d’être englouti dans le feu purificateur. L’attaque était si soudaine et la chaleur d’une telle intensité qu’il ne pouvait plus rien faire d’autre que de hurler de douleur au sol alors que toute la zone sur un rayon de 3 mètre autour de lui s’embrasait violemment.


Hisato ressentait une vague de soulagement. Son corps était toujours raide comme la pierre, mais il sentait que la malédiction avait cessé de s’étendre : son ennemi était mort. Il sourit faiblement avant de s’affaisser. Tandis qu’il basculait vers l’avant, prêt à sombrer dans l’inconscience et certain que la chute finirait de l’achever au vu de l’état de son corps. Quelqu’un l’attrapa doucement par le bras. Le paysan était parvenu à se libérer et l’avait empêché de tomber.



[…]



Isawa Hisato bénéficia d’un repos largement mérité, aux petits soins de ses deux compagnons de route qui commencèrent par stopper l’hémorragie à son bras et sa poitrine avant de l’allonger sur un lit de paille aménagé au fond du chariot. Après une courte sieste revigorante et quelques gorgées d’eau, ses forces lui étaient un peu revenues. Il utilisa ce qu’il lui restait de pouvoir sur l’Eau, sa spécialité qui était basée sur le soin et le renforcement et non sur l’attaque, pour se soigner de son pitoyable état. Heureusement pour lui, même si la Tombe de la Terre était une malédiction de Maho extrêmement puissante et virulente, ses effets pouvaient être soignés autant par la magie que par la médecine traditionnelle. Il put ainsi récupérer au bout de quelques heures et en profita également pour laver ses anciennes blessures et enfiler des vêtements propres.


Finalement, l’attelage se remit lentement en route. Hisato était tout de même inquiet, car même s’il était à nouveau en pleine santé, son énergie magique était quasiment épuisée, et toute mauvaise rencontre pouvait finir très mal. Après quatre bonnes heures de chevauché, et tandis que le soleil commencé à décliner, il aperçut du mouvement sur la route à l’horizon. Le groupe attendait les nouveaux venus avec appréhension, car il ne faisait nul doute qu’ils les avaient repérés eux aussi.
Mais l’anxiété céda finalement la place au soulagement lorsqu’ils reconnurent une petite patrouille de Samurais du Clan du Phénix. La ville n’était plus si loin après tout. Le chef du détachement reconnu la robe du Shugenja et s’inclina respectueusement devant ce prêtre sacré. « Konichiwa, Isawa Hisato-san, je suis le Sergent Shiba Tamuro. J’ai eu vent de l’affaire qui vous a conduit vers un village éloigné. Votre voyage s’est-il bien passé ? Avez-vous pu remplir la tâche qui vous a été confiée ? »
Hisato s’inclina à son tour et répondit modestement avec un demi-sourire « Mission accomplie... »





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